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2 entrepreneurs débutants sur 3 se lancent sans business plan

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2 entrepreneurs débutants sur 3 se lancent sans business plan

Lancer son entreprise seul est un sacré défi. Se lancer sans business plan est franchement casse-cou…

En 2017, la Belgique comptait 114.601 starters, soit le double par rapport au début de ce millénaire. Et cette tendance se poursuit en 2018. Une bonne chose? Certainement. A ceci près, que 2 starters sur 3 se lancent sans business plan! C’est ce qu’il ressort des chiffres de l’Institut National d’Assurances Sociales pour Travailleurs Indépendants (Inasti) et du bureau de services RH Acerta.

A en croire Acerta, l’une des raisons qui poussent les 2/3 des starters à démarrer leur activité sans business plan serait la suppression de la loi d’établissement qui est entrée en vigueur au 1er janvier 2018 en Flandre. Or, tous les organismes spécialisés ainsi que les fédérations sectorielles en conviennent: la mise en place d’un business plan est une condition impérative pour la réussite d’une activité.
«Avant en Flandre, il y avait la loi d’établissement et la condition de qualification professionnelle qui y était associée – celle-ci est toujours en vigueur à Bruxelles et en Wallonie. Le seuil pour devenir indépendant a été abaissé en Flandre, la préparation est ainsi devenue une initiative laissée à la libre appréciation du starter», explique Nadine Morren, directrice Starters & Indépendants chez Acerta.

Avec tous les dangers que cela comporte. «Une enquête menée par nos services auprès des starters révèle que 46% d’entre eux disposent d’un business plan sortent extrêmement satisfaits de la phase de lancement; ce pourcentage de satisfaction chute à 33% pour ceux qui ne s’appuient pas sur un tel outil.»

Afin que les starters n’aient pas à se heurter systématiquement aux obstacles de l’entrepreneuriat par la méthode «essai-erreur», Acerta va mettre sur pied la Starters Académie. Dans ce cadre, les starters seront toujours informés, guidés et inspirés sur un aspect particulier de l’entrepreneuriat par petits groupes de maximum 20 participants. Une heureuse initiative, sachant qu’on ne se lance généralement qu’une fois et que les conséquences d’une faillite peuvent se traîner comme un boulet pendant de longues années.
 

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