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2017 surpasse 2016

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2017 surpasse 2016

Dries Van Haut, président de la Sigma, se réjouit des performances du secteur.

Cette année, la Sigma (la Fédération des représentants généraux de matériel pour les travaux publics et privés, pour le bâtiment et la manutention) a organisé sa traditionnelle réception de Nouvel An dans la vaste halle de l’Autoworld à Bruxelles.

Un bâtiment signé par l’architecte Gédéon Bordiau à la demande du Roi Léopold II afin de célébrer le 50e anniversaire de la Belgique par une vaste Exposition Nationale sur le plateau du Cinquantenaire redessiné pour la circonstance.

Dries Van Haut, président de la Sigma, a, comme de coutume, jeté un coup d’œil sur l’année écoulée pour le secteur. Dès l’entame, la satisfaction est de mise, alors que 2016 était déjà de haute tenue, atteignant même des chiffres records dans certaines catégories, le secteur a encore fait mieux en 2017. Un petit bémol cependant,  la sous-section «Générateurs» est la seule à accuser à nouveau un recul important. Les groupes de production ont diminué de 16% et les groupes de secours de 45% et le volume des ventes continue à être préoccupant. A noter toutefois que ces chiffres sont ceux de novembre 2017 comparés à novembre 2016, l’ensemble des statistiques 2017 n’étant pas encore disponibles.

Manutention

A l’inverse, les machines de manutention, déjà au sommet en 2016, ont battu ces records en 2017. Les chariots élévateurs électriques progressent de 29% et les chariots à moteur à combustion bondissent de 33%.  Si on y ajoute la croissance de 6% des chariots d’entreposage, on a une hausse générale de 14% et, en novembre 2017, les ventes atteignaient près de 11.000 unités. Le secteur table même sur quelque 12.000 unités pour l’ensemble de 2017. Inédit!

Génie civil

 Les engins de génie civil ne sont pas en reste. Les machines de compactage comme les rouleaux ont encore connu une légère hausse après la croissance significative de 2016.  Les mini-pelles, la catégorie comptant les plus grandes quantités absolues, ont connu une embellie de 13% à plus de 1.550 unités. On devrait donc franchir le cap des 1.600 mini-pelles à fin décembre, ce qui est du jamais vu. Avec 853 unités, les pelles sur chenilles ont fait 16% mieux à fin novembre. Les pelles sur pneus font un bond de 57% à 337 unités et les machines de transbordement ont plus que doublé.

Les catégories qui comptent les plus petites quantités absolues sont restées plus ou moins stables. Ces catégories comprennent notamment les chargeuses-pelleteuses, les bulldozers, les chargeuses compactes et les grues à câble.

Les grues télescopiques ont pratiquement doublé et les chargeurs élévateurs télescopiques ont crû de près de 10%.  Les chargeurs sur pneus, également une catégorie à grandes quantités, ont connu une belle croissance de 23%.

Et les performances ne s’arrêtent pas là: +45% pour les tombereaux articulés, +30% pour les concasseurs et cribles. Par contre, les plaques vibrantes ont reculé de 23% tandis que les pilons ont progressé de 27%.
Au total, la Sigma arrive à une hausse de 12% et à 6.019 unités, en novembre. A titre de comparaison, les anciens records de décembre 2007 s’élevaient à 5.759 unités et celui de 2016 à 5.974 unités.

A noter aussi qu’en 2017, les grandes machines réalisent les plus fortes augmentations. Ainsi les engins de plus de 8 tonnes croissent de 26%, preuve sans doute de la confiance des entreprises prêtes à investir dans des biens plus coûteux.

Et 2018?

Si la raison incite à la prudence, les circonstances restent favorables pour espérer un nouveau résultat brillant en 2018.

Selon la Bnp Paribas Fortis, les investissements des entreprises augmenteront encore en 2018 pour deux raisons, d’une part, la marge bénéficiaire des entreprises augmente, ce qui stimule la confiance et incite à investir. D’autre part, l’utilisation de la capacité a connu une forte croissance. Jusqu’en 2017, les investissements se limitaient au remplacement de machines obsolètes ou hors d’état de marche. A l’heure actuelle, les entreprises se lancent dans des investissements d’agrandissement parce que leur capacité est tellement élevée qu’elles ne parviennent plus à répondre à la demande. 

Cette tendance s’observe tant dans les Pme que les start-ups et grandes entreprises, tous secteurs confondus.

Bien orienté

Enfin, Dries Van Haut est également un fin observateur des investissements publics. Alors que la frilosité était plutôt de mise, il se réjouit du lancement du chantier de la liaison Oosterweel, longtemps vue comme l’Arlésienne au Nord du pays, dont le début des travaux annoncé pour 2006, est enfin devenu réalité. De quoi inciter quelques clients à investir dans des machines.

En résumé, la situation actuelle se présente assez bien, conclut le président de la Sigma, les banques sont moins téméraires à l’heure d’octroyer un crédit, la croissance est lente et permanente plutôt que brève et explosive, les délais de livraison des fournisseurs ne sont pas longs,… Il y a donc moins de risque de connaître un revers brutal comme à la fin de 2008.

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