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Avec le Groupe Comet, rien ne se perd, tout se valorise

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Avec le Groupe Comet,  rien ne se perd, tout se valorise

Les infrastructures du groupe ainsi que ses outils de production lui permettent de gérer un approvisionnement de 1,2 million de tonnes par an. (© Groupe Comet)

L'économie circulaire est un concept à la mode par les temps qui courent. Plusieurs entreprises belges sont d'ailleurs actives au plus haut niveau mondial dans le domaine du traitement et de la valorisation des «déchets» de production, parmi lesquelles Comet Traitements.

Le Groupe Comet est actif dans la collecte et le traitement des métaux ferreux, non ferreux, plastiques, pneumatiques, véhicules hors d'usage et résidus de broyage. Son histoire débute en 1986 avec la reprise, par Alfred Grosjean, des chantiers Paridans à Aubange et du chantier Bodson à Châtelet en 1987. Très vite, les tonnages augmentent et le chantier prend de l'ampleur. En 1988, la Compagnie des Métaux de la Sambre (plus connue aujourd'hui sous le nom Cometsambre) est créée, suivie deux ans plus tard par Recymet, marquant ainsi les prémices de ce qui va devenir le Groupe Comet. En 1990, Pierre Grosjean, le fils d'Alfred Grosjean, reprend la direction de l'entreprise et continue à développer l'activité qui sera finalement reprise par son frère Philippe en 1997. Au gré de rachats et de créations de sociétés, le groupe a renforcé sa position sur le marché des ferreux et non-ferreux, tout en étendant son expertise à d'autres domaines d'activités.

La diversification de ses activités, la position géographique de ses sites, son département R&D, mais surtout sa maîtrise technologique et ses capacités de traitement font désormais de ce groupe un pôle d'excellence environnemental sur les marchés de référence.

Présent sur la scène internationale tant à l'achat qu?à la vente, Comet emploie 350 collaborateurs répartis dans 35 sociétés implantées sur les territoires belge et français, dispose de deux sites de production à Châtelet (10 hectares) et Obourg (30 hectares), possède 4 sites d'exportation à Gand, Bruxelles et Arles (France) et 8 sites de collecte pour particuliers (4 en Belgique et 4 en France). Des activités qui drainent un chiffre d'affaires estimé à 350 millions d'euros.

Des activités diversifiées

Le recyclage des métaux ferreux constitue l'activité de base du Groupe Comet. Ses infrastructures ainsi que ses outils de production, dont un broyeur Metso Lindemann de 7.000 cv et d'une capacité de 300 tonnes/heure, lui permettent de gérer un approvisionnement de 1,2 million de tonnes par an, ce qui en fait l'acteur le plus important en termes de matières premières secondaires destinées à la sidérurgie en Belgique.

Certaines filiales de Comet se sont spécialisées dans le négoce de métaux non ferreux aussi bien auprès des industries que des particuliers. Actives sur la scène internationale, elles comptent parmi leurs clients des usines et fonderies dans le monde entier.

En 2002, le groupe s'est attaqué au marché des pneus usagés. Il décline aujourd'hui son offre de service pour tous les types de pneumatiques. C'est la société Comet Tyre Recycling (Ctr), créée en 2001, qui collecte, traite et recycle écologiquement les pneumatiques usagés: voitures, camions, génie civil, avions, agraires, etc' Ctr est agréé par Recytyre (organisme chargé d'organiser la collecte, le traitement et le monitoring de la gestion écologique des pneus usagés en Belgique) tant pour la collecte que pour le traitement et la valorisation.

Pour transporter toutes ces marchandises collectées, le Groupe Comet a fait le choix d'être présent tant sur les réseaux routiers que fluviaux grâce à ses filiales Comet Transports (camions et conteneurs) et Comet Fluvial (bateaux), toutes deux basées à Châtelet. Le transport par bateau est d'ailleurs une des spécialités du groupe qui, par souci de cohérence, le privilégie aux autres modes de transport afin de désengorger les voies d'acheminement classiques et de faire un pas de plus pour l'environnement.

Une expertise et des innovations made in Wallonia

Un des objectifs majeurs du groupe est la valorisation des résidus de broyage des déchets métalliques dans le but de réduire le pourcentage de résidus de broyage de métaux ferreux échouant en centre d'enfouissement technique. C'est la société Comet Traitements, créée en 2002, qui est en charge de ce volet pour lequel elle a développé et industrialisé des procédés de traitements innovants lui permettant de mettre sur le marché des matières premières issues du recyclage des métaux ferreux et non ferreux, des matières plastiques pouvant réintégrer le secteur automobile, des oxydes de fer, du sable de substitution, etc.

Exemple parmi d'autres: au travers du projet Phoenix, cofinancé par la Région wallonne via le plan Marshall, Comet Traitements développe une solution à la problématique des résidus organiques de broyage. Ce procédé de craquage catalytique, opéré à basse température, permet la conversion de ces résidus en un carburant valorisable sous la forme d'énergie électrique et de chaleur par injection directe dans des moteurs thermiques.

“Son département R&D, sa maîtrise technologique et ses capacités de traitement font du Groupe Comet un pôle d'excellence dans son domaine. ?

Les résidus carbonés issus de ce traitement ainsi que la fraction de métaux que contiennent encore les résidus de broyage sont également valorisés. Comet Traitements dispose déjà, sur son site d'Obourg, d'une unité pilote de démonstration, véritable vitrine technologique en matière de valorisation énergétique des résidus organiques de broyage condamnés jusqu?il y peu à être éliminés en centre d'enfouissement technique. Des technologies novatrices et performantes qui positionnent le groupe à la pointe du secteur, tout en satisfaisant largement aux objectifs européens en termes de taux de valorisation.

Ce savoir-faire et sa réputation ont valu à l'entreprise d'être mise à l'honneur lors des premiers Awards Ecocir - Prix Belges de l'Economie Circulaire - décernés le 19 mai dernier. Comet Traitements a ainsi vu une autre de ses innovations récompensée dans la catégorie «Pme». Il s'agit de MIN+, un procédé de concentration et d'épuration de la fraction minérale présente dans les résidus de broyage. Celui-ci permet d'obtenir un sable artificiel - une matière première secondaire ? qui, pour la formulation des enrobés bitumineux, présente des propriétés physico-chimiques supérieures au sable naturel marin. Cette innovation technologique s'est développée progressivement grâce aux efforts conjoints de l’équipe de R&D de Comet Traitements, du GeMMe (ULg), de la société Enrobés du Centre (un producteur d'enrobés bitumeux), avec le support financier de la DGO6.

Comet Traitements a mis en œuvre un prototype d'une capacité de 1.400 tonnes/an et a réalisé l'engineering du procédé pour une installation industrielle. Développée en Wallonie, cette solution technique a aussi vocation d'être appliquée partout où des résidus de broyage peuvent être traités. Elle pourra ainsi essaimer sur l'ensemble du territoire européen pour permettre l'optimisation des activités de traitement et de valorisation des résidus de broyage.

Adie Frydman

www.cometgroup.be

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