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Bioterra investit 15 millions à Genk

Bioterra investit 15 millions à Genk

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Afin de faire face à une demande croissante, le spécialiste de l'assainissement des sols Bioterra va investir 15 millions d'euros dans un nouveau centre de traitement à Genk.

La société recourt notamment à la technique de décontamination physico-chimique des sols pollués et des flux de déchets minéraux qui permet d'obtenir un volume maximal de matières premières réutilisables et un volume minimal de déchets résiduels inutilisables. Le nouveau site dispose d'une capacité de traitement de 400.000 tonnes par an, soit deux fois plus que celle de l'implantation d'Opglabbeek.

Ces 400.000 tonnes annuelles représentent l'équivalent de 20.000 camions-bennes annuels. Un trafic aussi impensable qu'irresponsable! C'est pourquoi la situation le long d'une voie navigable constituait un critère crucial dans le choix de l'implantation du nouveau site. D'où le choix de Genk. Le site de Bioterra s'y étend sur 9 ha le long du canal Albert dans une zone destinée à l'industrie lourde. Bioterra prévoit que plus de la moitié des arrivages et des expéditions auront lieu par voie fluviale. Afin d'alléger encore le réseau routier, la propre flotte de la société mère De Cloedt peut aussi être utilisée. La synergie avec les autres divisions du groupe va d'ailleurs plus loin que le simple transport. En tant que partie intégrante de la division environnementale du groupe, Bioterra s'occupe des activités principales liées aux eaux, telles que les travaux de dragage et le commerce de granulats. Outre Bioterra, DC Onsite Remediation, SolAZ, et DC Industrial appartiennent également à la division environnementale du groupe De Cloedt. Ces entreprises sont spécialisées dans les travaux environnementaux et font évidemment appel à Bioterra pour le traitement des sols et des matériaux pollués.

Les matières premières polluées dont s'occupe Bioterra Genk sont principalement transportées depuis un réseau d'implantations propres, dispersées de manière stratégique le long des voies navigables belges. Bornem, Floreffe et Lochristi constituent des sites de réception. A Meerhout, Bioterra dispose également d'une importante capacité d'assainissement avec, entre autres, un grand bassin de lagunage de 2 hectares. Quant au site de Nanterre dans le port de Paris, il forme la passerelle de Bioterra vers le marché français. Ce réseau de voies navigables lui permet d'organiser le transport de manière optimale et de travailler à proximité de ses clients.

Une technique pionnière en Europe

Le procédé de traitement physico-chimique est, de manière simplifiée, une technique de séparation sous eau destinée aux sols pollués et aux flux de déchets minéraux. Lors de ce traitement, une utilisation optimale des petites particules spécifiques a lieu afin de séparer les matières polluées entrantes en un maximum de matières premières secondaires réutilisables et en un minimum de fractions restantes inutilisables. Les fractions restantes concentrées sont ensuite déversées dans des dépotoirs externes prévus à cet effet. La technique de séparation sous l'eau convient essentiellement aux sols pollués par les huiles usagées, les métaux lourds et d'autres contaminants non biodégradables et aux matériaux minéraux ayant une importante teneur en matières en suspension. Cette technique de pointe n'est pas seulement unique en Belgique, mais également pionnière en Europe.

Si le volume de sols pollués ne cesse de diminuer en raison des politiques d'assainissement mises en 'uvre par les autorités, on réalise cependant de plus en plus que la revalorisation des déchets terreux peut aller de pair avec un nombre de risques environnementaux.

'La situation le long d'une voie navigable constituait un critère crucial dans le choix de l'implantation du nouveau site.'

Cette double tendance a poussé Bioterra à investir dans une unité de traitement destinée tout particulièrement à ces flux de déchets minéraux et aux sols pollués en Flandre, en Wallonie et à l'étranger. L'entreprise est en effet persuadée qu'une technique de traitement sous l'eau constitue le procédé le plus fiable pour revaloriser ces flux de déchets. «Il existe aujourd'hui un cadre légal pour cette problématique et nous remarquons que les autorités essayent d'anticiper les signaux relatifs aux abus. Si les autorités pouvaient désormais également veiller à établir une politique d'application efficace comprenant des limites claires quant aux compétences et aux moyens au sein des autorités publiques impliquées, elle insufflerait alors une deuxième vie au secteur des entreprises d'assainissement des sols dans ce marché en déclin», affirme Emmanuel Maes, Pdg du groupe De Cloedt.

n Bioterra a vu le jour en 1996, emploie 39 personnes, dont 20 à Genk, et réalise un chiffre d'affaires annuel d'environ 25 millions d'euros. Chaque année, elle reçoit et traite approximativement 1 million de tonnes de matériaux pollués: sols pollués, déchets de nettoyage des rues, limons d'égouttage, résultats de dessablage, boues de dragage, tri du sable industriel et bon nombre d'autres déchets recyclables. Un peu plus de la moitié de ce flux de matières premières est transporté par voies navigables.

Bioterra est membre de la Fege (Fédération des Entreprises de Gestion de l'Environnement) et de l'Ovb, l'organisation professionnelle des assainisseurs de sols.

Elle est certifiée Iso 9001, Iso 14001 et Vca.

n L'origine du groupe De Cloedt, la société mère de Bioterra, remonte à 1876 lorsque la 'firme commença ses activités comme entreprise de dragage. Aujourd'hui, le groupe est actif dans les travaux de dragage, le commerce de granulats et dans l'industrie environnementale. Chaque année, il transporte plus de 4 millions de tonnes de granulats, de sols et d'alluvions par la voie d'eau.

Afin de mener à bien ses activités, il peut compter sur le soutien du département logistique ayant sa propre flotte fluviale et routière ainsi qu'un réseau étendu de terminaux dans les ports de Bruges, d'Ostende et de Nieuport, mais aussi le long des voies navigables d'Izegem, de Wielsbeke, de Menin, de Bornem, de Wijnegem, de Meerhout, de Genk et de Bruxelles. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 155 millions d'euros en 2014.

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