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Bruxelles: métropolisation en marche

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Bruxelles: métropolisation en marche

Bruxelles, bien plus que 19 communes.

Les études thématiques de Brussels Studies analysent scientifiquement diverses données et proposent des solutions aux questions qui relèvent à la fois de l’urbanisme, de l’architecture, de la sociologique, de la géographie, et on en passe. Le dernier opus s’est penché sur les «Cartographies des champs d’interaction dans et autour de Bruxelles: navettes, déménagements et appels téléphoniques».

Administrativement et politiquement, on considère que Bruxelles se limite aux 19 communes qui composent la Région de Bruxelles-Capitale. Mais on sait évidemment que la métropole bruxelloise s’étend de fait sur un espace beaucoup plus vaste. Avec l’avènement des big data et des data sciences, de nouvelles perspectives s’ouvrent pour appréhender l’extension fonctionnelle de la ville et ceci, en termes de plus en plus relationnels. En s’inspirant de l’analyse des réseaux, il est en effet possible aujourd’hui d’identifier des «communautés». Si ces individus sont géo-localisés, la projection de la communauté dans l’espace permet de visualiser leur espace d’interaction privilégié.

Partition de l’espace

Restait à tester la pertinence de ces méthodes sur Bruxelles et surtout, l’impact des données utilisées sur les résultats. C’est précisément ce à quoi se sont attelés, dans le numéro 118 de Brussels Studies, trois chercheurs de l’Université catholique de Louvain, prolongeant ainsi un autre article publié en 2010 sur ce sujet par Brussels Studies (n° 42). A l’aide de données relationnelles conventionnelles (migrations résidentielles, navettes de travail) et moins conventionnelles (appels de téléphonie mobile), ils ont partitionné l’espace dans et autour de la Région bruxelloise en groupes de lieux fortement interreliés à l’aide d’une méthode mathématique de détection de communautés.

Une quantité inédite de données géo-référencées

Aujourd’hui, acteurs publics et privés disposent de masses inédites de données géo-référencées, mais encore trop souvent inexploitées. On ne peut donc qu’encourager la mise à disposition structurée de ces données, car elles permettent d’analyser des réalités parfois difficilement mesurables autrement. Les big data constituent donc un réel potentiel pour comprendre le phénomène de métropolisation. Néanmoins, les chercheurs invitent à s’interroger sur la nature et les limites des données et des méthodes utilisées et à aller au-delà de la fascination cartographique et technologique qu’exercent parfois les big data afin de bien mesurer ce qu’elles apportent de neuf à la compréhension de la complexité urbaine.

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