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Capiau Recycling fidèle à Liebherr

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Capiau Recycling fidèle à Liebherr

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Wim Capiau est né dans une famille de ferrailleurs à Willebroek. A 18 ans, en 1985, il lance sa propre entreprise de démolition avec une vieille Fuchs 712, suivie d'une Atlas. En 1989 s'y ajoute un camion porte-conteneurs Volvo qui est toujours en service aujourd'hui. Nonobstant son âge avancé, le véhicule est encore en parfait état, tout comme les autres machines de la société. Le soin apporté à son parc de machines est une de ses spécificités.

En 1990, Capiau déménage à Lokeren où il investit, six ans plus tard, dans une cisaille à ferrailles mobile dont la force de coupe est de 600 tonnes. L'extension du parc de machines se poursuit en 1997 avec la première Liebherr, une pelle de manutention 924. Une acquisition due en quelque sorte au hasard. En effet, la pelle Atlas des origines étant en réparation, Capiau a pu disposer d'une machine de test Liebherr 904. Sans pouvoir véritablement comparer vu les années qui séparent les deux machines, la Liebherr s'avère cependant plus robuste, plus rapide et beaucoup plus agréable à utiliser. Et comme l'Atlas avait fait son temps, un bon de commande est aussitôt signé pour une pelle de manutention 924 un peu plus lourde. Et Liebherr garde la préférence. Une deuxième 924 s'y ajoute et, au cours des années, ces deux machines sont remplacées par une 934 et une 934HD. Cette dernière se rapprochait déjà fort de la nouvelle LH50M (44 tonnes, 140 kW) livrée il y a un an en remplacement de la plus ancienne 934. Elle est équipée d'une flèche monobloc de 10,60 m et d'un balancier de 8 m auquel un grappin polype de 800 l est attaché. En avril de cette année, l'autre 934 a été remplacée par une nouvelle LH40M (38 tonnes ' 140 kW). Celle-ci possède une flèche monobloc de 9,10 m et un balancier col de cygne de 6,80 m muni d'un grappin polype Liebherr de 600 l.

ERC

Les nouvelles pelles de manutention Liebherr sont équipées du système ERC (Energy Recuperation Cilinder). Le c'ur du système est un grand cylindre à gaz disposé au pied de la flèche, entre les deux vérins de levage. Lorsque la flèche descend, le gaz est comprimé et l'énergie stocké. Lorsque l'équipement est levé, l'énergie stockée est libérée. Selon Liebherr, ce système réduit la consommation de la machine jusqu'à 30%. Si Capiau note effectivement une importante réduction de la consommation, le mouvement de la flèche est également mieux amorti et la flèche est beaucoup plus stable. Les petits problèmes des débuts ont été résolus par le distributeur SOMTP et l'entreprise a même collaboré avec les techniciens de l'usine Liebherr à Kirschdorf pour régler les nouvelles pelles de manutention et les rendre plus rapides.

Démontages pluriels

La société de Wim Capiau a démarré comme commerce de ferrailles et entreprise de démolition. Elle a notamment travaillé à la centrale nucléaire de Doel, dans le port d'Anvers, elle a démantelé des usines et des ponts basculants. L'octroi de primes pour la démolition de péniches au début des années 90 lui ouvre de nouvelles perspectives de sorte qu'en trois ans, elle a démonté pas moins de 450 bateaux. A part un avion, l'entreprise a quasiment tout démonté'

'A part un avion, l'entreprise a quasiment tout démonté''

A partir de 2000, elle se spécialise dans les métaux non ferreux, mais commercialise également des ferrailles plus courantes. La société possède aussi un agrément pour la dépollution automobile. Sur son terrain de 12.000 m² se trouvent un broyeur pour l'aluminium et une cisaille Lefort, ainsi qu'une presse dotée d'une force de coupe de 1.000 tonnes pour les autres matériaux. Les ferrailles y sont réduites et, grâce à un système de levage hydraulique conçu par l'entreprise, des conteneurs marins de 20 et 40 pieds peuvent être chargés verticalement. Il y a 12 ans, Capiau fut ainsi un des premiers ferrailleurs pouvant charger des conteneurs de 40 pieds.

La société est également reconnue par la douane comme lieu de chargement. Parfois, 8 à 10 conteneurs marins par jour sont chargés de 22-23 tonnes d'aluminium. Une tâche dont s'acquitte parfaitement le bras extra long de la pelle LH50M qui alimente également la cisaille Lefort. L'autre machine Liebherr est surtout utilisée pour empiler les ferrailles et alimenter le broyeur.

Croissance contrôlée

Suite à la crise, les prix des matières premières et donc des ferrailles ont subi de fortes pressions. Wim Capiau se targue d'avoir pu empêcher la croissance effrénée de son entreprise à une époque où les prix des matières premières ont galopé à une vitesse folle. L'entreprise familiale a donc conservé une taille modeste. Elle possède également un stacker pour déplacer des conteneurs marins ou les charger sur une semi-remorque. Face à la difficulté de trouver de bons collaborateurs, Capiau investit dans des machines très performantes de sorte que trois personnes suffisent pour faire tourner tout le chantier. Ce dernier est bien organisé, sans endroits sales ni obstacles bloquant l'accès aux matériaux empilés. Des nettoyages réguliers se font à l'aide d'une plaque de nettoyage de fabrication maison, dotée d'un bord en caoutchouc renforcé et fixée au grappin pour nettoyer le béton autour des tas de ferrailles. Une propreté qui s'applique également aux machines régulièrement nettoyées à haute pression et parfaitement entretenues. La LH40 est encore neuve, mais la LH50, active depuis un an déjà, semble également sortie tout droit de l'usine.

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