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Charbon: l'autre or noir flambe de plus belle

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Un document interne de la compagnie pétrolière Shell révélé par le journal The Guardian envisage une augmentation de la température de 4 degrés à court terme (2100), soit un réchauffement deux fois plus important que les 2 degrés généralement acceptés par la communauté internationale comme limite pour éviter inondations massives, famines et désertifications. Une conclusion en contradiction totale avec le discours officiel de Shell qui, parallèlement, poursuit ses explorations en vue de nouveaux forages.

Pendant ce temps, les Ong Oxfam et les Amis de la Terre viennent de pointer du doigt les émissions de CO2 des 46 centrales à charbon que Edf et Gdf Suez, récemment rebaptisé Engie, possèdent à l'étranger, notamment en Belgique (la centrale de Ruien en Flandre orientale). Celles-ci émettent chaque année plus de 151 millions de tonnes de CO2. Si Electrabel a décidé de fermer la centrale de Ruien, il n'en reste pas moins que Le charbon 'demeure un des combustibles fossiles les plus utilisés dans le monde.

«Bien que les centrales à charbon ne représentent que 41% de la production d'énergie au niveau mondial, elles sont responsables de plus de 72% des émissions du secteur de l'énergie», laisse entendre l'Aie (l'Agence internationale de l'Energie). Pourtant, entre 2007 et 2012, la demande mondiale de charbon a crû de 3,4% par an et progressera encore de 2,3% par an d'ici à 2018. Une augmentation «intenable» pour la planète, juge l'Aie.

De fait, le charbon, le combustible le plus polluant de toutes les énergies fossiles, est la première cause du réchauffement climatique. Sa combustion génère à elle-seule 44% des émissions mondiales de CO2!

Les grandes centrales ne sont pas seules responsables. En Belgique, la demande de charbon des particuliers augmente ainsi de 5 à 10% par an depuis plusieurs années. Plus de 100.000 ménages se chaufferaient encore au charbon chez nous. Une croissance qui s'explique notamment par un prix attractif: en moyenne, 750 euros par an contre 1.800 euros pour le mazout.

Un attrait financier dont les jours semblent cependant comptés. En effet, comme l'extraction de charbon s'est arrêtée en 1992 en Belgique, c'est d'Allemagne que provient le charbon avec lequel se chauffent les ménages belges. Or, les mines allemandes fermeront définitivement leurs portes fin 2018, après l'arrêt des subventions publiques à ce secteur. Assurément une bonne nouvelle pour notre environnement, mais qui risque d'accroître encore un peu plus la «précarité énergétique» qui touche déjà 750.000 ménages, selon le Spf Economie.

Adie Frydman

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