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Comment l’industrie européenne peut transformer les défis en opportunités

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Comment l’industrie européenne peut transformer les défis en opportunités

Dans presque tous les pays de l’UE, c’est l’industrie qui est à la source de la prospérité. Quand des secteurs industriels se meurent, ce sont des régions entières qui sont en souffrance. (© CESE)

A l’occasion de la seconde édition de la Journée européenne de l’industrie, le 22 février 2018, le CESE (Comité économique et social européen) a préconisé une coopération plus étroite, des politiques prévisibles et axées sur un plus long terme et la conclusion d’accords commerciaux justes, sous la houlette de la Commission. Rien que ça.

«Dans presque tous les pays de l’UE, c’est l’industrie qui est à la source de la prospérité. Quand des secteurs industriels se meurent, ce sont des régions entières qui sont en souffrance»: telle a été la mise en garde lancée par Gonçalo Lobo Xavier, vice-président du CESE, en prélude à la conférence que la plate-forme de collaboration des grappes d’entreprises européennes a organisé sur deux journées, les 22 et 23 février 2018, pour marquer la Journée européenne de l’industrie.

«L’industrie européenne est certes confrontée à des défis hors normes, qu’aucun État membre n’est à même de relever isolément, mais les opportunités sont tout aussi phénoménales. Nous devons les saisir si nous voulons continuer à faire la course en tête dans tous les secteurs dont nous sommes les champions et restaurer notre prédominance là où nous l’avons perdue face à nos concurrents. Pareille démarche ne pourra toutefois réussir que si les 28 Etats mènent un jeu collectif plutôt que d’agir chacun de leur côté. J’appelle donc la Commission et les Etats membres à fondre les multiples politiques actuelles en une seule stratégie à plus longue échéance et à engager nos pays dans une action cohérente de soutien aux grappes industrielles, par-delà les frontières nationales», a-t-il ajouté.

Pour assurer la transition numérique, penser d’abord à la transition du marché du travail

La structure du marché du travail va, elle aussi, connaître des bouleversements spectaculaires. Pour en compenser les effets sur les travailleurs ou, à tout le moins, les atténuer, le CESE préconise d’évaluer et d’anticiper soigneusement les évolutions possibles. Dès lors que tous les actifs sont confrontés à la nécessité de mettre à jour leurs compétences, en particulier numériques, il convient d’étendre l’usage des dispositifs d’apprentissage par le travail.

«Les défis technologiques nécessitent des politiques ambitieuses et un investissement de longue haleine, mais ils exigent aussi que nous apportions des modifications à nos systèmes éducatifs. Ils imposent de créer des sas pour une transition souple entre le monde de l’enseignement et celui du travail. La coopération entre industrie, écoles et universités doit être encouragée au niveau national mais aussi à l’échelle de toute l’Europe. Pour ce faire, nous nous devons d’étendre le système de l’enseignement en alternance», a prévenu Monica Sitarová Hrušecká, corapporteure de l’avis du CESE. «C’est autour des gens qu’il convient d’articuler le changement», a-t-elle ajouté. «Si nous devons tirer parti des ouvertures qu’offrent les nouvelles technologies, ce n’est pas seulement pour créer de nouveaux produits, mais aussi pour améliorer les conditions de travail des personnes actives.»

Aussi le CESE presse-t-il la Commission, tout à la fois, d’allouer des ressources supplémentaires au Fonds européen d’ajustement à la mondialisation, et d’en étendre le champ d’intervention.

La faiblesse de l’Europe? Sa diversité. La richesse de l’Europe? Sa diversité

La faiblesse de l’Europe est connue: alors que ses principaux concurrents, la Chine et les États-Unis en tête, mais aussi la Corée et l’Inde, se présentent chacun comme un seul État, menant une seule politique industrielle, celle de l’UE est aux mains de 28 États membres qui avancent en ordre dispersé.

«L’industrie constitue le domaine dans lequel nous nous devons absolument de trouver le point d’équilibre entre l’Etat-nation et l’Union européenne, en transcendant notre schéma de pensée national pour arriver à réfléchir dans une optique géopolitique. Comme celles des temps jadis, les «nouvelles routes de la soie» doivent conduire aussi de l’Ouest à l’Est, acheminant des produits de haute technologie de l’Europe vers le reste du monde», a conclu Gonçalo Lobo Xavier.

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