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Conjoncture indépendants: des signes encourageants

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Conjoncture indépendants: des signes encourageants

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Alors que le SNI dresse un tableau alarmant de la situation des indépendants (voir en page 23), l'Union des Classes moyennes (Ucm) se montre nettement plus optimiste dans son baromètre trimestriel sur la conjoncture des indépendants. Elle s'est penchée sur le 2e trimestre et en a tiré les principales conclusions suivantes. Entre le 2e trimestre 2014 et le 2e trimestre 2015, la cotisation moyenne des travailleurs indépendants est restée quasiment inchangée. Compte tenu de l'inflation de 2,8% enregistrée lors de la période de référence, il y a trois ans, cette stagnation indique un recul de 2,8 % du pouvoir d'achat moyen des indépendants.

Sur la même période, le nombre de demandes de délais de paiement pour les cotisations sociales poursuit son évolution à la baisse, reculant significativement de 7,4%. Le montant associé a évolué dans le même sens (-2,9%).

Les octrois de dispense de cotisations sociales ont poursuivi leur baisse au 2e trimestre 2015 par rapport à la même période de l'an passé pour s'établir à 1.070 dossiers. Il y a un an, ce chiffre était supérieur à 1.200 (-12,3% sur un an). De même, les montants liés ont nettement reculé de 9,2%. Par contre le montant moyen par dossier a augmenté de 3,5%.

Quant aux nouvelles affiliations au statut social des indépendants, elles reprennent depuis le début de l'année. On observe une hausse de 2,8% lors des six premiers mois de l'année 2015, en comparaison avec la même période de 2014.

Les faillites d'indépendants sont en forte baisse (-13,2%) et on est passé sous la barre des 500 faillites (449) au second trimestre 2015, en comparaison avec les 517 cas enregistrés un an plus tôt.

L'Ucm souligne toutefois que les conditions d'octroi des facilités de paiement et des dispenses ont été durcies en 2014, ce qui peut embellir artificiellement les chiffres.

Premiers effets d'une réforme

Par contre, une grande nouveauté est intervenue en 2015: la possibilité de verser ses cotisations en fonction des revenus de l'année en cours. La Caisse d'assurances sociales propose désormais un montant de cotisations basé sur les revenus d'il y a trois ans (ou un forfait aux starters), mais l'indépendant peut demander une correction à la hausse ou à la baisse.

A l'Ucm, 1.450 indépendants ont demandé à cotiser plus alors que 1.180 ont obtenu de cotiser moins au cours de ce 2e trimestre. C'est une première indication de l'efficacité de la réforme. Les demandes de révision sont nombreuses et équilibrées. Il y a même un peu plus de hausses que de baisses, indice d'une amélioration de la conjoncture.

De plus, 5.400 indépendants en début d'activité (trois premières années) ont souhaité contribuer au-delà de la cotisation minimale forfaitaire qui leur est demandée. C'est un chiffre important, qui démontre que les starters ont bien compris le système et assument leurs responsabilités pour éviter des redressements qui pourraient les mettre en difficulté.

Néanmoins, il faudra attendre la fin de l'année et les chiffres complets et définitifs 2015 du nouveau calcul des cotisations pour confirmer les tendances encourageantes de ces deux premiers trimestres. L'impact n'étant pas encore percpetible sur la cotisation moyenne, l'Ucm continuera donc à scruter ces chiffres dans les mois qui viennent.'

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