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Crédits hypothécaires: année record en 2019… avant un net recul en 2020

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Crédits hypothécaires: année record en 2019… avant un net recul en 2020

© BNP Paribas Fortis

Le bilan annuel de BNP Paribas Fortis sur l’état de la brique vient confirmer les belles performances du secteur en 2019. Cependant, les prévisions pour 2020 sont moins réjouissantes.

Selon le Baromètre des Notaires, l’activité immobilière en 2019 a connu une progression des transactions de 8,9% par rapport à 2018. Et l’un des moteurs de cette progression est la suppression du bonus-logement en Flandre («woonbonus»). En effet, le nombre de prêts résidentiels en production en Flandre chez BNP Paribas Fortis a augmenté de près de 80% au cours des trois derniers mois de l’année par rapport à la même période en 2018.  Et même de 190% au cours du dernier mois de l’année!

Le montant moyen emprunté atteint un niveau historique

Le nombre de refinancement a lui aussi connu une très forte croissance. Ainsi, les demandes de révision ont augmenté de 57% en 2019. Et hors refinancement, plus d’un client sur deux qui a souscrit un crédit hypothécaire l’a réalisé dans le cadre d’un achat pour une habitation (55%). Cela s’est accompagné d’un montant moyen emprunté en augmentation, passant de 199.000 euros en 2018 à un niveau historique de plus de 207.000 euros en 2019.

Les «crédits verts» ont le vent en poupe

Ces emprunts permettent de financer à un taux préférentiel et jusqu’à 130% de la valeur des travaux visant à l’amélioration énergétique d’un bien immobilier comme l’installation de panneaux photovoltaïques, de systèmes d’économie d’eau ou de pompes à chaleur.  L’an dernier, le montant moyen d’un «crédit vert» destiné uniquement à la rénovation s’est élevé à 126.000 euros contre 98.000 euros l’année précédente, soit une hausse de 28%. Quant au montant moyen pour un crédit à la rénovation «classique», il s’est élevé à 69.500 euros. Désormais, un crédit à la rénovation ou nouvelle construction sur 3 est un crédit vert.

Une année 2020 nettement moins dynamique

A en croire les projections, le marché immobilier devrait toutefois subir un sérieux ralentissement en 2020. Bien sûr, l’incertitude pesant sur la croissance économique peut expliquer cette prévision, mais la suppression du bonus-logement en Flandre et l’application de nouvelles règles de quotité voulues par la BNB visant à mieux réguler l’accès au crédit sont autant d’arguments qui jouent en défaveur d’une poursuite de la croissance du marché immobilier. Et cela sans parler de la fiscalité immobilière régionale qui navigue en eaux troubles. Il y a donc fort à parier que le marché immobilier va prendre du plomb dans l’aile en 2020.
 

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