Suivre La Chronique

DDG: le poêle-chaudière ou les avantages de l'un et de l'autre

Certes, à l'heure d'écrire ces lignes, il flotte un bon 27° dans l'air et parler chauffage peut sembler quelque peu décalé. Mais ' sans vouloir plomber l'ambiance ' ce pays étant ce qu'il est, en moins de temps qu'il n'en faut pour dire «canicule», ce sera déjà l'automne et on grelottera sous les frimas. Donc autant anticiper'

C'est d'ailleurs ce que n'a pas manqué de faire Daniël De Glas en 1979, lors du second choc pétrolier qui survient sous les effets conjugués de la révolution iranienne et de la guerre Iran-Irak. Dès lors, cet ingénieur de formation, conscient qu'il faut chercher - et trouver - une alternative aux systèmes onéreux de chauffage central au gaz ou au mazout, développe un système ingénieux de récupération de chaleur dans un foyer au bois afin d'augmenter le rendement d'une combustion bois. C'est ainsi que naît le poêle-chaudière. Son principe: faire circuler l'eau dans un long serpentin via un poêle ou un insert alimenté en combustibles solides et raccordé au chauffage central.

Reste encore à valider le concept. Daniël De Glas fait donc procéder à une batterie de tests en collaboration avec la KUL. Tous se révèlent convaincants. En 1979, il rachète Huis Lefèvre, une ferronnerie d'Heverlee active depuis 1904 et spécialisée dans les objets en fer forgé, les constructions soudées légères, les portails en métal, les portes et fenêtres et les vérandas en aluminium. Sept ans plus tard, après cette première ' et concluante ' expérience d'entrepreneur, Daniël De Glas crée sa propre entreprise DDG, du nom des initiales de son fondateur. Les premiers foyers combinés dont le principe a, dans l'intervalle, encore été peaufiné, sortent des ateliers de Wilsele, le long du canal de Louvain, où l'entreprise a installé son siège.

Aujourd'hui, DDG emploie 35 collaborateurs et figure parmi les leaders belges en matière de poêle-chaudière. Et l'avenir de l'entreprise semble bel et bien assuré puisque Daniël De Glas a été rejoint par ses deux fils Daan et Yves.

L'avenir est au poêle-chaudière

«Même si le mazout n'a plus été aussi bon marché depuis des années, tout le monde sait que cela ne durera pas. Pour nous, à l'heure de l'utilisation rationnelle des sources d'énergie, l'avenir est clairement au poêle-chaudière! Il faut 1.000 litres de mazout, 1.000 m3 de gaz ou 10.000 kW pour obtenir le même résultat que 5,5 stères de bois seulement. Utilisé à titre principal ou en appoint d'un système de chauffage existant, le poêle-chaudière se révèle particulièrement économique et responsable», affirme Bertrand Regniers, directeur commercial de DDG. Le raisonnement est simple: «Avec un poêle-chaudière, on économise environ 450 euros par tranche de 5 stères en comparaison avec le prix du mazout de chauffage. Or, la plupart des gens qui utilisent le bois pour se chauffer (hors chaleur d'agrément) consomment pas loin de 10 stères par an. Sachant qu'une installation coûte entre 8.000 et 12.000 euros ttc, on peut affirmer que le poêle-chaudière est un des seuls systèmes de chauffage qui permet un retour sur investissement aussi rapide. Et sans prime encore bien puisque les Régions n'accordent une aide que pour les systèmes à alimentation automatique.»

A en croire Bertrand Regniers, les consommateurs en ont de plus en plus conscience. «En 2008, moins de 5 commandes sur 10 venaient du bouche à oreille. Nous devions donc multiplier les campagnes de communication à destination des professionnels et des particuliers pour faire connaître nos produits. Aujourd'hui, plus de 8 commandes sur 10 proviennent du bouche à oreille!»

'Utilisé à titre principal ou en appoint d'un système de chauffage existant, le poêle-chaudière se révèle particulièrement économique et écologique.'

Les causes de cet engouement sont multiples: le prix des combustibles fossiles qui grève le budget des ménages, les habitations de mieux en mieux isolées et une évidente prise de conscience écologique.

«En fait, nos cibles privilégiées sont soit les constructions basse énergie, soit les habitations anciennes, pas encore rénovées aux normes actuelles et grandes consommatrices d'énergie. Dans le premier cas, les maîtres d'ouvrage ont la possibilité de se chauffer essentiellement au bois, le chauffage central prenant le relais uniquement en cas de grands froids. En ce qui concerne les vieilles maisons énergivores, la possibilité de les chauffer efficacement, ne fût-ce que partiellement au bois, permet de réaliser de substantielles économies», énumère Bertrand Regniers.

Le client est roi

Mais comment ces appareils fonctionnent-ils' «Les poêles et inserts sont raccordés au système de chauffage central. Les particuliers disposent ainsi d'un complément innovant, écologique et abordable au système de chauffage classique, qui entraîne une économie d'énergie significative et immédiate.» Tant que le poêle ou l'insert demeure suffisamment alimenté, le foyer remplace la chaudière. Et lorsque la production de chauffage diminue, la chaudière redémarre. L'appareil se règle en fonction de la température de l'eau et s'adapte ainsi aux besoins en chaleur de l'habitation.

Contrairement à un poêle bouilleur classique, l'échangeur de chaleur DDG possède un long serpentin en inox placé directement dans la chambre de combustion. «Ce système breveté offre une surface d'échange inédite ainsi qu'une puissance et un rendement exceptionnels. Pendant qu'une partie de la chaleur rayonne à proximité du foyer, l'autre partie est récupérée par le serpentin et diffusée dans toute l'habitation, selon les besoins. Un poêle-chaudière DDG peut alimenter jusqu'à 25 radiateurs! Le système de combustion à haute température mis au point par DDG n'est pas seulement révolutionnaire. Il est aussi totalement respectueux de l'environnement. Plusieurs études menées par des laboratoires belges, néerlandais et français démontrent ainsi que les émissions de CO dégagées par nos produits sont largement inférieures aux normes exigées par les autorités nationales et européennes. Les études révèlent aussi que le rendement de nos foyers combinés atteint 90%! L'avènement des maisons basse énergie a également contribué à accélérer le développement de nos produits de petite capacité. Aujourd'hui, DDG n'est plus seulement le spécialiste des foyers à haute puissance.»

Les produits conçus et fabriqués par DDG affichent un rendement particulièrement élevé et une puissance allant de 6 à 58 kW. Et pour les (heureux) propriétaires d'une très grande habitation (château, etc.), celle-ci peut même atteindre 70 kW. «Tout est envisageable tant en matière de dimensions que de design ou de rendement puisque chaque modèle est fabriqué sur commande, conformément aux désirs du client.»

Adie Frydman

www.ddg.be

Nous vous recommandons

Une stratégie de recyclage qui a permis d’économiser 12.800 tonnes de CO2

Une stratégie de recyclage qui a permis d’économiser 12.800 tonnes de CO2

«Recyclage» et «économie circulaire» sont des concepts industriels désormais bien ancrés dans la stratégie des entreprises. Certaines ont toutefois pris le train avec un peu d’avance et[…]

16/11/2018 | Matériaux
Les villes et le réchauffement climatique: prévenir plutôt que guérir

Les villes et le réchauffement climatique: prévenir plutôt que guérir

Un revêtement ultrasilencieux à l’essai à Gand

Un revêtement ultrasilencieux à l’essai à Gand

Sumy ou naissance de l’éco-logistique

Sumy ou naissance de l’éco-logistique

Plus d'articles