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Des changements pour la mobilité bruxelloise en 2019

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Des changements pour la mobilité bruxelloise en 2019

Les embouteillages coûtent entre 4,2 et 8,4 milliards d’euros par an en Belgique.

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Le Gouvernement bruxellois continue à travailler à un rétrécissement de l’E40 entre l'entrée de Bruxelles et le boulevard Reyers. Le but est de mettre cette mesure en pratique avant mai 2019.

Pour Beci (Brussels Entreprises Commerce and Industry), ces travaux ne sont pas à l'ordre du jour, aucune analyse d’impact n’ayant encore été réalisée. «A ce jour, nous n'avons aucune idée de l’impact de cette réduction sur la circulation, sur la qualité de vie dans les quartiers environnants et sur l’accessibilité de l’hypercentre. De plus, il n’est pas clair si la construction des boulevards urbains se fera avec les investissements nécessaires dans le domaine des transports en commun et des parkings de délestage», selon Ischa Lambrechts, conseiller en mobilité chez Beci.

Récompenser les covoitureurs

Dès lors, cette dernière préconise plutôt un test avec une voie de covoiturage pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l'autosolisme de masse est un facteur important dans la saturation du réseau routier. En limitant le nombre de voies, on ne résout pas le problème. Or, il existe d'autres mesures pour encourager les changements de comportement, comme le fait de récompenser les covoitureurs avec une voie réservée, comme cela se pratique dans certains des USA. Cette voie pourrait également être accessible au transport en bus, public et privé.
Ensuite, les flux de trafic domicile-travail sont interrégionaux. «En abordant les problèmes de mobilité dans et autour de Bruxelles, il faut en tenir compte. Réduire le nombre de voies n’offre pas de solution ici non plus. Face à la réalité bruxelloise, où certaines entreprises restent difficilement accessibles par les transports en commun ou les modes de transport alternatifs, l’utilisation de la voiture reste le mode de transport favori. Le covoiturage prend en compte cette réalité, et apporte également une réponse à la sursaturation du réseau routier», explique Olivier Willocx, administrateur délégué de Beci.

Un flux de navetteurs trop important

L'occupation moyenne d'une voiture est de 1,39 personne. En Région bruxelloise, le trafic a augmenté de 7% en 15 ans. Cette augmentation du nombre de véhicules-km entre 2001 et 2015 a également entraîné une augmentation de 45% de la durée des trajets et une réduction de 5 km/h de la vitesse moyenne. Le flux de navetteurs qui viennent à Bruxelles en voiture est trop important par rapport à la capacité du réseau. En semaine, ce flux est estimé à 225.000 véhicules par jour pour une capacité de 65.000 véhicules.

Dans ce contexte, Beci estime que le covoiturage pour le trafic domicile-travail permettrait de réduire la pression sur le réseau routier et de sensibiliser les conducteurs à leurs habitudes de déplacement. Le partage de la voiture entraîne une augmentation du taux d'occupation et réduit le nombre de voitures sur la route. Une diminution de 5 à 10% de ces dernières, aux heures de pointe, permettrait de réduire de 40% la taille et la durée des embouteillages», conclut Ischa Lambrechts.

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