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Exit Sartel à Oupeye

Exit Sartel à Oupeye

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Dans le cadre de son portefeuille des zones d'activités économiques, le ministre wallon Maxime Prévot a approuvé la demande de reconnaissance économique et d'expropriation introduite par la Spi en vue de la création d'un nouveau quartier d'entreprises à Houtain-Saint-Siméon dans la commune d'Oupeye.

Repris en zone d'habitat à caractère rural au plan de secteur, le site a accueilli les activités de la société Sartel, fabricant de radiateurs et tôlerie, de 1964 à 1975. Ensuite, une dizaine de petites entreprises ont occupé le site en tout ou en partie jusqu'en 2010. Ce qui n'a pas empêché sa dégradation en profondeur. Vu cet état d'abandon, le Gouvernement wallon l'avait inscrit depuis novembre 2014 en périmètre de «site à réaménager» (Sar) afin de le reconvertir et d'y accueillir de nouvelles activités économiques. De plus, compte tenu de la fermeture annoncée des outils industriels d'Arcelor Mittal engendrant un impact important sur l'économie locale, le redéploiement et la diversification du tissu des entreprises sont devenus une priorité au niveau communal.

Porté par l'Intercommunale Spi, en partenariat avec la commune d'Oupeye, le projet vise la création d'un îlot d'entreprises sur quelque 3 ha. Le dossier, qui est également soutenu par les riverains du site Sartel, vise par la même occasion à éradiquer un chancre situé à proximité du noyau villageois et générant des problèmes de sécurité.

Les terrains à rééquiper pourraient accueillir de 10 à 15 Pme dont les activités sont compatibles avec la fonction résidentielle rurale et intégrées dans le contexte villageois.

Les aménagements prévus porteront sur la démolition des bâtiments et sur l'assainissement des sols (pollution récente et localisée due à une fuite d'une citerne de mazout); l'aménagement du carrefour entre les rues de Slins et Libeau; l'élargissement de l'accès au site depuis la rue Libeau; la création d'une voirie interne avec aire de rebroussement, trottoirs et plantations; le placement d'un égouttage séparatif et d'un système de temporisation des eaux de pluie sous la voirie; les équipements en eau, gaz, électricité, fibres optiques et éclairage public.

Ces travaux émargent au Plan Marshall 2.vert et bénéficient à ce titre d'un double financement: 620.000 euros pour la démolition des bâtiments et l'assainissement du site, d'une part, 1.500.128 euros pour les travaux de rééquipement du site afin d'accueillir de nouvelles entreprises. Les travaux débuteront après l'acquisition des terrains et l'adjudication publique du chantier.

Selon les projections de la Spi, 60 à 120 emplois directs pourraient être créés à terme sur le site.

Ilot d'entreprises

Une fois l'assainissement terminé, la Spi souhaite donc donner une nouvelle vie au site et lui permettre de continuer à accueillir des activités économiques. «L'idée d'îlot d'entreprises est lié à la philosophie de la Spi qui veut placer la bonne entreprise à la meilleure place possible. Avec ce concept, que nous avons déjà testé avec succès à Olne, Comblain-au-Pont, Fléron, Dalhem ou encore Modave, nous visons de petites entreprises locales qui n'ont pas vocation à aller dans les grands zonings. Ce sont des Pme créées par des personnes qui ont démarré seules et qui ont maintenant 3 ou 4 employés/ouvriers. Bien souvent, elles sont à l'étroit dans leurs premiers murs. Avec ce type de mini-zone dédiée aux activités économiques, on leur permet de poursuivre leur développement tout en consolidant leur ancrage local», explique Françoise Lejeune, DG de la Spi. Les études d'aménagement ont été effectuées par le bureau Pissart. Potentiellement, le site pourrait accueillir une quinzaine de petites entreprises sur des parcelles de 500 à maximum 1.500/2.000m², le tout dans des bâtiments dont la disposition et l'architecture seront régies par une charte garantissant une parfaite intégration au bâti existant.

Coyote et la Région wallonne font route commune

Dans un autre registre et dans le cadre de ses compétences «Travaux publics et Sécurité routière», le ministre Prévot a signé une convention inédite avec la société Coyote Systems Benelux qui permettra d'améliorer la sécurité des usagers des routes wallonnes.

Ainsi, grâce au développement des technologies de la communication, il est techniquement possible de récolter un grand nombre d'informations des usagers de la route en passant par des applications mobiles. A l'inverse, la réception de données peut également être instantanée pour les automobilistes qui les reçoivent directement dans leurs véhicules afin d'optimiser leurs déplacements.

L'accord vise donc à coopérer et échanger gratuitement des données, des informations et des outils technologiques entre les services de l'Administration wallonne en charge de la gestion des routes et la «communauté Coyote» au bénéfice de tous les usagers et pas uniquement des abonnés. Cet échange vaut aussi bien pour la gestion en temps réel du trafic que pour les données statistiques à moyen et long terme pour l'amélioration de l'infrastructure.

La gestion du trafic en temps réel

Chaque mois, Coyote traite plus de 4 millions d'informations correspondant à des perturbations et dangers rencontrés sur les routes en Wallonie (rétrécissements, ralentissements, véhicules arrêtés, accidents, objets sur la voie,'). Cette dernière disposera donc de l'ensemble de ces données en temps réel et pourra les exploiter dans le cadre de ses missions de gestion du trafic, notamment au travers d'une infos-trafic via les canaux habituels comme la radio, les systèmes Gps ou les sites internet.

De son côté, la Wallonie partagera avec Coyote ses propres informations de sécurité routière détenues par le centre wallon de gestion du trafic Perex. Il s'agit ici de travaux routiers, de chantiers mobiles, d'incidents, de véhicules à contre-sens ou encore de données météo.

Les statistiques

Parallèlement, Coyote va développer une interface qui permettra à l'Administration wallonne de disposer de diverses données supplémentaires. Par exemple, le nombre de véhicules par heure, la vitesse moyenne, la vitesse pratiquée par 85% des véhicules et le temps de parcours dans des zones précises. Ces renseignements utiles s'additionneront aux données connues pour définir des actions en matière d'aménagement de voiries ou de sensibilisation des usagers. En échange de bons procédés, la Région partagera avec Coyote ses propres données de sécurité routière comme les zones à hauts risques.

Pour finir, deux précisions encore. Tout d'abord, il faut noter que ce partenariat ne confère aucune exclusivité à Coyote Systems Benelux, la Wallonie conservant le droit de conclure des accords avec d'autres opérateurs. Ensuite, cette initiative cadre avec l'ambition plus large de la Région wallonne de diviser par deux le nombre de tués sur ses routes en 2020, soit 200 par rapport à 2011.

Pour Vincent Hébert, directeur général de Coyote Systems Benelux, avec près d'un million d'utilisateurs Coyote en Belgique et face à la masse d'informations-trafic que génère cette communauté chaque jour, il était devenu évident de partager ces informations avec les instances publiques pour améliorer la sécurité sur les routes. D'autant que la technologie de pointe permet la production de données précises, nombreuses, fiables et disponibles en temps réel. Il serait dommage en effet de ne pas en exploiter toutes les facettes au bénéfice de tous.

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