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Fin de la restauration de l’ancienne cascade d’Hyon à Mons

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Fin de la restauration de l’ancienne cascade d’Hyon à Mons

La cascade d’Hyon constitue un élément patrimonial de premier plan pour la Ville de Mons. (© Origin Architecture)

Financée par la Ville de Mons et la Région wallonne (1,83 million d’euros), la restauration de la cascade d’Hyon est une étape importante dans la mesure où elle constitue un élément patrimonial de grande valeur.

C’est le bureau bruxellois, Origin Architecture & Engineering, spécialisé dans la restauration et la rénovation de monuments et de sites patrimoniaux, avec BGroup Greisch et Fondu Landscape Architects qui sont les auteurs de ce projet. Entamé en 2017 par l’entreprise Ronveaux Rénovation et le Groupe Wanty, le chantier sera achevé à l’automne 2018.

Bien que très dénaturé et envahi par la végétation, la cascade de Mons, dont les origines remontent au moins au XIIe siècle, était le seul élément encore clairement reconnaissable d’un ensemble autrefois constitué d’une digue (la route actuelle), d’un large vivier en amont (transformé en prairie) et de deux moulins presqu’entièrement disparus, à quelques traces près.

Les maçonneries ont été restaurées à l’identique, tandis que, par endroits, le béton a été remplacé par de la pierre bleue. (© Origin Architecture)


Suite à la décision prise par la Ville de Mons de restaurer cet élément du patrimoine, plusieurs études préliminaires ont été réalisées par les auteurs de Projet afin de mieux comprendre le site et les abords.
Ces études préliminaires ont fourni de nombreux renseignements sur l’état sanitaire des ouvrages historiques, mais également du paysage ainsi que sur l’évolution économique de la région montoise, sur les fortifications de la ville ou encore sur les différents rôles économiques de l’eau (défense, alimentation, navigation...).

Par contre, l’étude historique n’a pas permis de définir avec suffisamment de certitude les époques de construction des différents éléments bâtis encore en place qu’il s’agisse du déversoir ou des éléments ruinés. Quelques campagnes de travaux sont connues et quelques suppositions sont élaborées quant à la datation des ouvrages.
Les origines premières du site pourraient remonter au 9e ou au 12e siècle. La majeure partie inférieure du déversoir pourrait, quant à elle, dater du 16e siècle, et les remaniements de la partie aval et supérieure du 18e siècle. L’observation visuelle atteste néanmoins de nombreux autres remaniements,  non renseignés dans les documents consultés.

Outre la restauration du pont-cascade, il s’agissait de rendre plus lisible la structure de l’ensemble grâce à un réaménagement paysager et à l’installation d’une nouvelle signalétique. (© Origin Architecture)

Entre respect du passé et prise en compte du présent

La philosophie de projet adoptée par Origin et ses partenaires, et validé par la Ville, visait à reconstituer le lien entre les différents éléments formant anciennement le site historique. Outre la restauration et la mise en valeur du pont-cascade, il s’agissait donc de rendre plus lisible la structure de l’ensemble grâce à un réaménagement paysager et à l’installation d’une nouvelle signalétique destinée notamment à remettre en contexte les éléments disparus.

L’accès devant rester garanti aux automobilistes, le pont et la cascade ont été restaurés, consolidés et sécurisés. Il a fallu en outre concilier une logique de conservation maximale des matériaux d’origine avec le souci de préserver l’esthétique que l’épreuve du temps a conféré aux lieux. Les maçonneries ont donc été restaurées (renouvellement à l’identique des éléments irrécupérables et rejointement de l’ensemble de l’ouvrage), tandis que, par endroits, le béton a été remplacé par de la pierre bleue.
Afin de montrer le fonctionnement du déversoir, le système de vantellerie (vannes et portes) a été remis en état et/ou reconstitué.
Enfin, le site a fait l’objet d’un réaménagement paysager avec la création de promenades pédestres et didactiques à travers la rivière et l’espace boisé.
Le tout a été conçu dans l’idée de respecter la biodiversité et l’environnement entourant la cascade.

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