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Fiscalité immobilière des bureaux: à chaque région la sienne

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Fiscalité immobilière des bureaux: à chaque région la sienne

Le choix de l'emplacement de ses bureaux par une entreprise doit faire l’objet d’une réflexion en profondeur quant au coût réel de la fiscalité immobilière tant celle-ci varie selon les régions, voire les communes…

Ayming Belgium, spécialiste de la Business Performance, notamment dédiée à la fiscalité immobilière a réalisé une étude comparative concernant les taxes grevant les bureaux  en 2019. Avec, une fois n’est pas coutume, d’importantes disparités entre les trois régions du pays.

«La Belgique, pays où s'accumulent les taxes sur les immeubles de bureaux»… Tel est le préambule de l’étude réalisée par Ayming. De fait, à en croire  ce bureau qui s’est fait une spécialité de booster les performances des entreprises, les bâtiments sont l'un des biens les plus lourdement taxés, plus précisément à travers l'accumulation des taxes prélevées par les différentes autorités. «Il est donc difficile pour le redevable de contrôler son fardeau fiscal. Au-delà des aspects purement logistiques, le choix de l'emplacement de ses bureaux doit faire l’objet d’une réflexion en profondeur quant au coût réel de la fiscalité immobilière.»

Bruxelles: trop is te veel

A en croire Ayming, si le système fiscal de la Région de Bruxelles-Capitale – où se concentre l’essentiel du marché de bureaux (6,5 millions de m²) – peut sembler intéressant à première vue, «la charge fiscale y est finalement plus élevée que dans les communes du Brabant flamand qui attirent de plus en plus d'entreprises tertiaires, avec l'avantage d'une faible charge fiscale, complétée par des sites intéressants en matière de mobilité.» D’autant que, à Bruxelles, d'autres taxes municipales (bureaux, parkings) pèsent également sur la charge fiscale des entreprises. «A cet égard, les accumulations relevées dans certaines communes (Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Noode, Evere, Berchem-Sainte-Agathe) sont particulièrement remarquables...»

De manière générale, en Région de Bruxelles-Capitale, 7 entreprises sur 10 subissent une pression fiscale supérieure à 50% (50,08%).

Flandre, terre d’accueil…

Les entreprises ne sont pas mieux loties en Wallonie où, que ce soit à Liège, Charleroi ou Namur, les 4/5e d’entre elles doivent supporter une pression fiscale supérieure à celle enregistrée à Bruxelles (54,85%)!

Une fois n’est pas coutume, la Flandre occupe une position très concurrentielle dans le domaine de la fiscalité immobilière, et plus particulièrement dans les grands centres tertiaires d'Anvers et de Gand. «Bien que des taxes municipales et provinciales y soient perçues, leurs taux demeurent largement compétitifs.» Concernant leur précompte immobilier, 2 entreprises sur 3 connaissent une pression fiscale immobilière inférieure à 30% du RC indexé (28,75%).
 

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