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Fontaine-l'Evêque: de nouveaux espaces pour Pme

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Issu du Plan Marshall 2.vert, le concept de micro-zone mise sur les potentialités locales pour créer de nouveaux espaces pour entreprises, tout en favorisant leur intégration dans un milieu urbanisé et la régénération du tissu urbain. Les parcelles ainsi mises à disposition permettent des implantations de Pme et artisans locaux, dont les activités sont compatibles avec le voisinage résidentiel.

C'est dans ce cadre que la demande de reconnaissance économique et d'expropriation introduite par l'Intercommunale Igretec en vue de la création de la micro-zone d'activités économiques de Surschiste à Fontaine-l'Evêque a été approuvée par le ministre wallon, Maxime Prévot.

Inscrit au plan de secteur en zone d'activité économique mixte et en périmètre de site à réaménager depuis 2004, le nouveau parc s'étend sur 8 hectares, sur le site de l'ancienne briqueterie Surschiste, à proximité de l'ancien site charbonnier dit Siège n°2 Calvaire. Une étude historique du site a montré qu'il n'avait pas abrité d'activités à risques en termes de pollution des sols, ce qui permet l'accueil de nouvelles activités économiques. A terme, ce projet permettra la création de quelque 140 emplois directs, selon les estimations d'Igretec.

Conçu par l'intercommunale, le plan général d'aménagement prévoit:

- une nouvelle voirie de desserte avec éclairage public à réaliser au sein de la micro-zone et assurant la connexion à la RN 90;

- des trottoirs de part et d'autre de la voirie et la plantation d'arbres à haute tige;

- des parcelles totalement équipées en eau, gaz, électricité et égouttage;'

- la réalisation d'un dispositif d'isolement comprenant notamment un merlon pour protéger les riverains des éventuelles nuisances;'

- l'aménagement de l'entrée du site sur la RN 90 au moyen d'îlots directionnels.

L'approbation ministérielle ouvre l'accès aux subsides régionaux pour l'équipement des terrains. Estimés à environ 1,3 million d'euros (Tvac), les travaux bénéficieront notamment d'un subside de 857.500 euros dans le cadre du programme de financement alternatif Sowafinal issu du Plan Marshall.

Après une phase d'acquisition des terrains, Igretec prévoit de débuter les travaux d'aménagement en octobre 2018. Ils devraient être achevés en septembre 2019.

Saint-Aubain ressuscité

Dans le cadre de son portefeuille «Patrimoine», le ministre Prévot a également annoncé la signature d'un accord-cadre qui permettra de financer la restauration de la cathédrale Saint-Aubain à Namur.

Marqué depuis plusieurs années par des étançonnements, démontages et autres mesures de sécurisation, cet édifice présente un aspect de plus en plus délabré. Et pour cause, à la suite des analyses et relevés des parements réalisés en 2010 -2011, les experts ont constaté de sérieux problèmes de stabilité, tant au niveau des baies des bras du transept qu'au niveau de la coupole. Par ailleurs, la croix de la coupole, celle de la statue du Christ de la façade principale ainsi que les vases en pierre qui ornaient la balustrade ont dû être démontés afin d'éviter toute chute de pierre sur la voie publique. Enfin, la présence d'amiante dans les conduits de chauffage a entraîné leur condamnation.

La fin d'un calvaire

Bref, les problèmes se sont succédé et accentués ces dernières années, mais la situation devrait s'améliorer. En effet, la Province de Namur, en collaboration avec la Province de Luxembourg, a désigné une équipe pluridisciplinaire d'auteurs de projet chargée de la restauration globale de l'édifice.

Sa première mission sera de mieux comprendre le bâtiment car celui-ci a en effet connu, lors de sa construction au milieu du XVIIIe siècle, un épisode de déstabilisation qui a entraîné le démontage de la coupole en briques et sa reconstruction en stuc sur une structure en bois. La modélisation en trois dimensions de l'église et les relevés détaillés de l'ensemble devraient permettre d'identifier les causes des désordres actuels et de choisir les mesures de restauration les plus adéquates.

Pour mettre un terme au calvaire de Saint-Aubain, le Gouvernement wallon va verser un total de 12 millions d'euros aux Provinces de Namur et de Luxembourg. Ce montant sera libéré à concurrence de 1,2 million annuels pendant 10 ans. Cet édifice emblématique du paysage namurois et patrimoine majeur de Wallonie devrait ainsi retrouver son lustre d'antan.

Edifiée entre 1751 et 1772 en lieu et place de l'ancienne collégiale devenue trop vétuste (et dont il ne reste que la tour sud devenue clocher), Saint-Aubain reste la seule cathédrale des Temps Modernes en Belgique. A noter qu'elle a été implantée à l'envers, c'est-à-dire avec un chœur orienté à l'Ouest plutôt qu'à l'Est, pour des raisons urbanistiques. La cathédrale fait ainsi face au palais provincial qui abritait anciennement le palais épiscopal. Edifice de style classique en briques et pierre bleue, la cathédrale se distingue par un décor intérieur en stuc d'une grande richesse et par une coupole coiffée d'un lanternon se découpant de manière singulière dans le paysage de la ville.

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