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Immobilier: après la pluie, le beau temps?

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Immobilier: après la pluie, le beau temps?

Le baromètre de la Fédération du Notariat analyse les 6 premiers mois de l'année, marqués par le coronavirus et la suppression du woonbonus.

© Rawpixel Ltd.

Le baromètre de la Fédération du Notoriat (Fednot) montre que le marché immobilier a non seulement souffert de la crise du coronavirus, mais également de la suppression du woonbonus en Flandre. Le marché commence cependant à peu à peu reprendre des couleurs.

Selon la Fednot, il faut retourner en 2015 pour trouver un nombre aussi faible de transactions immobilières enregistrées au cours d’un seul trimestre. Au cours du deuxième trimestre 2020, le nombre de transactions a diminué de -15,9% comparé au deuxième trimestre 2019. Si l’on regarde sur les six premiers mois de l’année, la baisse du nombre de transactions en 2020 est de -10,7% par rapport à la même période en 2019.

L’impact du coronavirus est à confirmer

«Aujourd’hui, il est encore trop tôt pour dire s’il y a un effet marqué du coronavirus sur les prix de l’immobilier. La crise liée au coronavirus a entraîné de nombreux changements de façons de travailler. Le coronavirus a ralenti le processus avec les administrations et les études notariales ont dû travailler autrement. Cela a pu ralentir certains dossiers immobiliers. Il faut donc encore attendre quelques mois pour avoir une vue claire sur l’impact du coronavirus sur les prix de l’immobilier», poursuit Renaud Grégoire, porte-parole de la Fednot. 
 
Mais s’il y a eu un impact, celui-ci n’a pas été le même dans les 3 régions. Le confinement a eu moins de conséquences en Wallonie qu’à Bruxelles et en Flandre. Au cours du deuxième trimestre 2020, le nombre de transactions immobilières a diminué de -12,3% en Wallonie comparé au même trimestre en 2019, alors que la baisse était de -17,2% à Bruxelles et -17,7% en Flandre.

Un marché en reprise

«On observe une reprise partielle du marché immobilier au mois de juin. Il s’agit en partie d’un phénomène de rattrapage. Ce sont par exemple des dossiers qui avaient été lancés juste avant le confinement et qui ont été ralentis. Ou des gens qui recherchaient déjà une maison ou un appartement depuis un certain temps et dont les recherches ont été interrompues par le confinement. Depuis la mi-mai, et le début du déconfinement, les particuliers reviennent nombreux sur le marché. C’est-à-dire que les gens achètent à nouveau des biens comme habitation personnelle. Du côté des investisseurs, le retour est moins marqué», analyse le notaire Renaud Grégoire.
 
Au cours des six premiers mois de 2020, le prix moyen d’une maison en Belgique était de 267.040 euros. Il s’agit d’une augmentation de +1,9% par rapport à 2019, sachant que l’inflation s’est élevée à +0,3%. C’est la plus faible hausse depuis 5 ans.
De leurs côtés, les appartements connaissent une hausse importante de leur prix moyen. Il est désormais de 242.024 euros sur les six premiers mois de l’année en Belgique, soit une augmentation de +5,9% par rapport à 2019, sachant que l’inflation était de +0,3% sur la même période.
 

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