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L’Académie des Beaux-Arts de Namur reprend vie après 10 ans de travaux

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L’Académie des Beaux-Arts de Namur reprend vie après 10 ans de travaux

Le bâtiment des Beaux-Arts a été classé par Arrêté royal le 15 janvier 1976.

© www.sergebrison.com

Après 10 années de travaux d’extension et de restauration, le chantier de l’Académie des Beaux-Arts de Namur, un fleuron architectural de la ville, est enfin terminé.

Le bâtiment des Beaux-Arts, classé par Arrêté royal le 15 janvier 1976, a fait l’objet d’une dernière restauration de l’aile «Cobergher» (du nom de son concepteur: Wenceslas Cobergher), témoin de l’architecture civile namuroise antérieure au 18e  siècle.
Surintendant général aux Monts-de-Piété à la Cour des Pays-Bas espagnols, Wenceslas Cobergher fit construire ce bâtiment pour accueillir le Mont-de-Piété de Namur. Depuis 1921, l’édifice abrite les locaux de l’académie.

Composé de plusieurs bâtiments dont la construction s’étale du 15e au 20e siècle, l’édifice a dû subir de nombreux travaux consistant à créer une extension pour accueillir de nouvelles classes et ateliers ainsi qu’une réhabilitation tout en préservant son cachet architectural. Après 10 ans d’efforts c’est désormais chose faite.

Un des seuls témoins du prêt sur gage en Wallonie

Dès 2007, il est apparu évident que le site des Beaux-Arts ne permettait plus d’accueillir, dans des conditions décentes, l’ensemble du pôle «enseignement artistique» de la Ville de Namur vu l’état de vétusté et de salubrité des immeubles de la rue du Lombard.
Dans un premier temps, une mission d’expertise a été confiée à AIB-Vinçotte afin d’identifier les éventuels problèmes de stabilité de l’édifice ainsi que les risques encourus pour les occupants.

Cette étude a confirmé le caractère préoccupant de l’état dans lequel se trouvait l’édifice et de la nécessité d’interdire l’accès à une série de locaux compte tenu du risque important en matière de stabilité de certains éléments structurels.
L’étude a également indiqué la nécessité d’intervenir dans les plus brefs délais sous peine de voir disparaître définitivement l’un des seuls témoins, avec l’ancien Mont-de-Piété de la Ville de Tournai, de cette activité qu’était le prêt sur gage en Wallonie.

Premier coup de pelle en 2012

En février 2008, le Gouvernement wallon ajoutait les Beaux-Arts aux 91 autres biens inscrits sur la liste des biens menacés de l’Institut du Patrimoine wallon. Face à cette situation, l’option prise par le Collège communal était de dégager les moyens nécessaires afin de mener à bien un processus de restauration de ce joyau architectural.

A l’initiative de l’échevin en charge du Patrimoine, Tanguy Auspert, une première étape a été franchie par le Conseil communal en avril 2008 avec l’approbation du premier cahier des charges. Quelques mois plus tard, les bureaux d’architectes de l’Atelier de l’Arbre d’Or, associés à Baneton Garrino, étaient mandatés pour étudier le projet de restauration complète des Beaux-Arts.

En tout, les sommes engagées pour les Beaux-Arts approchent les 7 millions d’euros. Depuis le début du projet, l’échevin n’a eu de cesse de solliciter les autorités compétentes afin d’obtenir des subsides. Au total, plus d’1,5 millions d’euros ont été débloqués pour ce projet essentiel au corps enseignant et aux plus de 1.200 élèves que compte l’établissement scolaire.
La restauration complète de l’Académie des Beaux-Arts a vu la fin du tunnel fin 2018.
 

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