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L’énergie à l’horizon 2040: pas vraiment de quoi se réjouir

L’énergie à l’horizon 2040: pas vraiment de quoi se réjouir

La récente édition 2016 du World Energy Outlook de l’Agence internationale de l’Energie présente une vision du secteur énergétique mondial à l’horizon 2040. Cette vision intègre les promesses des 196 pays engagés dans l’Accord de Paris.

Le World Energy Outlook, publié chaque année par l’AIE, fait autorité auprès des acteurs de l’énergie. Ce rapport dresse un constat des dernières évolutions et présente, au travers de différents scenarios, des perspectives d’évolution pour tous les types de combustibles, fossiles et renouvelables.

Le scenario «Path to 2040» intégrait cette fois les contributions nationales de l’ensemble des pays, telles qu’elles ont été inscrites dans le cadre de l’Accord de Paris.

Gaz et pétrole : la demande reste forte

Pas ou peu de changements à l’horizon 2040. Que du contraire… Selon les projections de l’Aie, la demande mondiale d’énergie primaire aura augmenté de 30% par rapport à aujourd’hui; une croissance essentiellement portée par les pays émergents, comme le soulignait déjà le rapport en 2015.

Les énergies fossiles continueront donc d’être la principale source énergétique mondiale avec une production de pétrole qui atteindra 103 millions de barils par jour contre 92 actuellement. Le gaz naturel, quant à lui, augmentera très fortement (+50% d’approvisionnement par rapport à aujourd’hui).

En revanche, le charbon pourrait voir son récent regain d’intérêt stoppé net… Du moins en Europe et aux Etats-Unis, car il devrait se maintenir à son niveau de consommation actuel en Inde et dans d’autres pays émergents.

Le nucléaire reste discret dans ce scenario 2040; Seule la Chine devrait voir sa production électrique nucléaire augmenter.

Une électricité de plus en plus verte

Si la demande en pétrole et en gaz continuera donc à croître, les énergies renouvelables progresseront elles aussi pour atteindre un taux de 37% de l’électricité consommée dans le monde, contre 23% aujourd’hui… Moyennant le fait que certains défis technologiques aient pu être relevés pour intégrer cette électricité verte dans les réseaux électriques existants.

Electricité toujours: le nombre de véhicules électriques devrait atteindre 150 millions, ce qui permettra de réduire de 1,3 million de barils par jour la demande de pétrole mondiale.

Des contributions insuffisantes

Si ce scenario se vérifie, il permettra certes de juguler les émissions de gaz à effet de serre, mais pas suffisamment pour atteindre l’objectif visant à maintenir le réchauffement climatique à 2° maximum d’ici 2100… En l’occurrence, les émissions de CO2 du secteur énergétique mondial continueront de croître au rythme de +0,5% par an, ce qui est beaucoup mieux que l’augmentation de +2,4% qui prévaut depuis 2000, mais pas encore assez. Comme ne manque pas de le souligner le rapport de l’AIE, seule une société totalement neutre en carbone à l’horizon 2100 permettra de ne pas dépasser une concentration de CO2 de 450 ppm et de limiter le réchauffement à 2°.

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