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L'Enjambée est à flot

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L'Enjambée est à flot

L’Enjambée, la passerelle cyclo-piétonne à structure métallique, permettra de relier Namur à Jambes.

© JL DERU / photo-daylight.com

Entamé en février 2017, le chantier de l’Enjambée, la passerelle cyclo-piétonne qui doit relier les deux rives de la Meuse, a connu son épilogue le 10 août 2018. Et quel final spectaculaire avec la rotation et le placement de l'arc principal de la passerelle sous les yeux ébahis d’un public venu en nombre.

Au cours de ces dernières semaines, la structure métallique de l'Enjambée est arrivée en plusieurs parties par route et par bateau. Ces éléments ont ensuite été assemblés à bord du ponton actuellement amarré rive droite, côté Jambes. 

L’arc principal ainsi constitué, l’entreprise désignée par le Service public de Wallonie a pu procéder à son placement en travers de la Meuse. Cette phase était sans nul doute la plus impressionnante du chantier: le ponton qui a servi à l’assemblage de l’arc principal a été  amené au centre du fleuve, en travers du cours d’eau, grâce à un bateau pousseur. Une fois le ponton en place, l’arc principal a pu être rattaché aux socles d’accueil placés de part et d’autre à hauteur des quais.

La rotation de la passerelle a été effectuée en à peu près une heure. Après quoi, la journée a été consacrée au ballastage du ponton (les caissons du ponton ont été  remplis d’eau de façon à le faire descendre) et aux réglages fins. Une fois l’arc principal positionné sur son axe, ses extrémités ont été soudées aux socles d'accueil disposés de part et d'autre du fleuve. Cette opération s’est poursuivie le samedi 11 et le dimanche 12 août.

Du bel ouvrage

C’est le bureau Greisch qui, après avoir conçu la «Belle liégeoise» sur la Meuse à Liège, a été mandaté par les autorités namuroises pour concevoir l’ouvrage.

Le modèle de la passerelle retenu est dit «à béquilles», elle n’est donc soutenue par aucun pilier implanté dans le fleuve. Elle se caractérise par une très fine épaisseur en son milieu (30 cm) pour une centaine de mètres de long et 6 mètres de large.

L’ensemble de la structure portante de la passerelle a été réalisé en acier peint dans une teinte claire et résistante aux graffitis. Le revêtement, quant à lui, est en bois résistant à l’humidité.

Le montant total des travaux s’élève à un peu plus de 5,5 millions d’euros, cofinancé par la Wallonie et l’Europe.

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