Suivre La Chronique

La moitié des employeurs ne proposent des formations que par crainte d’un départ

Sujets relatifs :

, ,
La moitié des employeurs ne proposent des formations que par crainte d’un départ

Malgré le consensus sur la nécessité d’apprendre tout au long d’une vie et quel que soit l’âge, les formations restent encore trop souvent un réflexe négatif et réactif.

Un employeur sur deux en Belgique ne propose des formations à ses collaborateurs que s’il perçoit des signaux laissant penser que ceux-ci sont prêts à aller voir ailleurs… Telle est du moins la conclusion d’Acerta après son enquête bisannuelle menée auprès de dirigeants d’entreprise. 

Un autre enseignement marquant est que plus l’ancienneté d’un collaborateur dans une entreprise est élevée, moins il a l’occasion de suivre des formations. «Le fait de proposer des formations reste donc apparemment plutôt un réflexe réactif qu’une partie intégrante d’une politique proactive au sein des entreprises», observe Acerta. Et dans tous les cas, c’est un très mauvais calcul.

Des formation seulement en dernier recours

A la question de savoir à quels travailleurs ils proposeront plus facilement une formation, 51% des employeurs ont répondu «les travailleurs présentant un risque de départ». «Tout cela alors que le fait de voir l’employeur proposer de lui-même des formations est perçu comme un facteur important dans la décision de choisir ou non de travailler pour sa société», sait d’expérience Benoît Caufriez, director Acerta Consult. «Les travailleurs négocient des formations dès le début d’une collaboration; or, il apparaît que les employeurs voient encore ces formations comme un dernier recours, plutôt que comme une première opportunité...»
Autre constat: à peine 9% des employeurs sont enclins (9%) à prévoir des formations pour des travailleurs affichant plus de 20 ans d’ancienneté: «or, ce sont précisément les travailleurs avec une longue ancienneté qui peuvent bénéficier de formations pour maîtriser de nouvelles technologies et de nouveaux procédés», souligne Benoît Caufriez.

Que voudriez-vous encore apprendre ?

Conclusion: malgré la pénurie sur le marché du travail, malgré la transition en cours sur ce même marché, malgré l’automatisation et la numérisation, et malgré le consensus sur la nécessité d’apprendre tout au long d’une vie, les formations restent dans la pratique trop souvent un réflexe négatif et réactif. «Que voudriez-vous encore apprendre, telle est pourtant la question que l’employeur devrait poser régulièrement et pendant toute leur carrière à ses collaborateurs», rappelle Benoît Caufriez.

Nous vous recommandons

Marchés publics: les Pme belges trop rarement maîtres chez elles

Marchés publics: les Pme belges trop rarement maîtres chez elles

Les partenaires sociaux du secteur métallurgique et technologique appellent les nouveaux gouvernements à accorder une plus grande attention aux entreprises implantées en Belgique lors de l’adjudication de[…]

15/10/2019 | FormationEmploi
L’acquisition de compétences numériques en continu est une priorité pour les travailleurs

L’acquisition de compétences numériques en continu est une priorité pour les travailleurs

2e édition des Fibres d’Or

2e édition des Fibres d’Or

Marchés publics, Pme et pouvoirs adjudicateurs: de la friture sur la ligne

Marchés publics, Pme et pouvoirs adjudicateurs: de la friture sur la ligne

Plus d'articles