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La moitié des indépendants qui deviennent employeurs engagent leur premier travailleur dans les 7 premières années

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La moitié des indépendants qui deviennent employeurs engagent leur premier travailleur dans les 7 premières années

La construction est l’un des trois secteurs (avec le commerce et l’Horeca) où les engagements se font surtout dans les premières années d’activité de l’entreprise. Il s’agit là du top 3 des employeurs qui engagent le plus rapidement.

50% des indépendants qui deviennent employeur engagent leur premier travailleur dans les 7 ans, 25% d’entre eux sautent le pas après 10 ans et ils sont 20% à ne devenir employeur qu’au bout de 20 ans. Ceci dit, quelque 8% d’entre eux n’attendent même pas la fin de la première année pour engager un premier collaborateur.

C’est ce qui ressort de l’analyse du prestataire de services RH Acerta auprès de 280.000 indépendants et sur la base de contrats à durée indéterminée chez 32.000 employeurs.

«Différents scénarios et raisons expliquent pourquoi un indépendant décide d’engager un premier travailleur. Nos chiffres indiquent que dans des secteurs comme la construction, le commerce, l’horeca, etc., les engagements se font surtout dans les premières années d’activité. Il s’agit là du top 3 des employeurs qui engagent le plus rapidement pour faire grimper leur chiffre d’affaires. En ce qui concerne ceux qui attendent plus longtemps, il apparaît que c’est souvent lorsqu’ils songent à déléguer des tâches qu’ils engagent du personnel», précise Benoît Caufriez, Director d’Acerta Consult.

La croissance d’une activité est une raison logique d’engager du personnel. Il se peut pourtant que la croissance ne convainque pas les indépendants d’engager du personnel, ce qui peut même nuire à la croissance. Les frais semblent être le frein principal à l’engagement d’un premier travailleur. Il s’agit pourtant d’un moins gros obstacle qu’il n’y paraît.

Engager: une bonne affaire à tous points de vue

«La réduction des frais pour un premier travailleur est plus vieille que le tax shift, mais ce dernier l’a une nouvelle fois renforcée. Les cotisations patronales classiques représentent normalement une cotisation de 25%. Ces 25% sont totalement supprimés pour le premier travailleur et ce, pour toujours, à condition que l’engagement survienne entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2020. Un certain nombre d’autres cotisations sociales restent toutefois dues. Celles-ci peuvent varier en fonction du secteur ou de la taille de l’entreprise. Ainsi, un employeur du secteur de la construction qui engage un travailleur avec un salaire horaire de 14,19 euros devra directement faire face à des coûts salariaux annuels de 44.971,83 euros. S’il effectue le même recrutement mais qu’il s’agit d’un premier travailleur, ces coûts salariaux annuels s’élèveront à 39.193,11 euros, soit une différence d’environ 14%. Du 2e au 6e travailleur, d’importantes réductions sont fixées en plus des cotisations Onss et/ou primes dont peuvent potentiellement bénéficier les employeurs.»

«Pour bénéficier au maximum de ces multiples avantages, un employeur potentiel doit idéalement se faire conseiller par un expert.» Et ne pas trop lambiner en chemin… «Un employeur bénéficiera d’une dispense totale des cotisations patronales de base pour un premier engagement et de 20% de réduction sur le précompte professionnel jusqu’au 31 décembre 2020. Bref, les indépendants qui envisagent d’engager du personnel ont tout intérêt à se décider avant cette date», rappelle Benoît Caufriez.
 

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