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La «Pierre locale» a désigné ses nouveaux «ambassadeurs»

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La «Pierre locale» a désigné ses nouveaux «ambassadeurs»

Pour mériter l’appellation «Pierre Locale», le produit doit être extrait d’un gisement en Wallonie et transformé dans un atelier de proximité, dans le respect d’une ressource naturelle non renouvelable. (© Pierres et Marbres de Wallonie)

En septembre 2017 a été introduit le nouveau concept d’ «Ambassadeurs de la Pierre locale». Il s’agit de personnalités sensibles aux qualités intrinsèques de la Pierre locale et prescripteurs ou utilisateurs de celle-ci dans leurs projets. Un an plus tard, de nouveaux ambassadeurs viennent d’être désignés.

La marque collective «Pierre locale» a été présentée à la presse le 15 mars 2016, après avoir été déposée par l’Asbl Pierres et Marbres de Wallonie. Objectif: permettre aux consommateurs d’identifier aisément un produit en pierre régionale. Pour mériter cette appellation, celui-ci doit être extrait d’un gisement en Wallonie et transformé dans un atelier de proximité, dans le respect de la gestion parcimonieuse d’une ressource naturelle non renouvelable. Circuit court, faible impact environnemental, soutien à l’économie régionale, incidence sanitaire nulle, réemploi aisé, etc. Ainsi sont réunis tous les caractères du développement durable, dans une philosophie globale d’économie circulaire.

Les carriers qui, sur base volontaire, ont adhéré à cette marque collective se sont en outre engagés à développer la biodiversité dans leurs carrières et à gérer de façon responsable l’eau, s’ils travaillent en terrains aquifères. Une trentaine d’entreprises sont donc depuis 2016 utilisatrice de la marque et du logo caractéristique.

Distributeurs et transformateurs se joignent à l’opération

Au printemps 2017, une étape supplémentaire a été franchie, par l’octroi de la marque aux distributeurs et aux transformateurs. Ces derniers, tailleurs de pierres et marbriers, acquièrent de la matière auprès des producteurs et ils la débitent, la façonnent et bien souvent la mettent en œuvre, puisque leurs métiers dépendent du vaste monde de la construction. Ces opérations se déroulent dans des ateliers de proximité, également dans le respect de toutes les dispositions requises et des principes du développement durable.

Les distributeurs sont les intermédiaires entre producteurs et utilisateurs finaux. Tous se sont engagés, sur l’honneur, à n’apposer strictement le logo que sur les produits locaux, parmi la gamme des produits qu’ils diffusent.

La pierre et le bois, deux richesses naturelles wallonnes qui disposent désormais d’une marque collective. (© Pierres et Marbres de Wallonie)
 

7 «Ambassadeurs» de bonne volonté

En septembre 2017, trois premiers «Ambassadeurs ont été distingués». Il s’agissait de Daniel Dethier, ingénieur civil architecte et urbaniste, Serge Delsemme, paysagiste et Florence Fréson, artiste multiple, en sculpture et en musique (membre notamment du groupe Lithos, qui joue sur des instruments de pierres).

Un an plus tard, sept autres ambassadeurs viennent d’être intronisés:

  • Norbert Nelles, architecte, a fondé en 1984 avec quatre collègues le bureau d’architecture Artau (Atelier de recherche en Techniques spéciales, Architecture et Urbanisme), avec deux sièges, à Malmedy et à Liège. Ce bureau a conçu de nombreux bâtiments qui font largement usage des pierres locales. Devenu directeur de l’école Saint-Luc à Liège en 2002, il s’est alors consacré pleinement à l’enseignement. Co-doyen à la création de la nouvelle Faculté d’Architecture intégrée à l’Université de Liège, il y est aujourd’hui professeur. Il a obtenu en 2011 le Prix du Patrimoine culturel.
  • Éric Grondal, architecte, a créé en 2018 avec Aurélie Mathieu le bureau Pygma.archi établi à Chaudfontaine. Parmi les nombreux projets élaborés par Eric Grondal, plusieurs se distinguent par d’intéressantes mises en valeur de pierres locales, comme les installations de Bérinzenne, sur les hauteurs de Spa, ou le Crie (Centre Régional d'Initiation à l'Environnement) de Saint-Hubert au Fourneau Saint-Michel.
  • Jean-François Crahay, architecte natif de Verviers et Guy Jamaigne, architecte de Malmedy, ont fait leurs études ensemble à l’école Saint-Luc de Liège. Après avoir travaillé longtemps côte à côte, ils ont créé le bureau d’architecture Crahay & Jamaigne à Malmedy. Ce dernier compte à son actif nombre de réalisations, publiques ou privées, où la pierre joue souvent un rôle important, à côté du bois – ces deux richesses naturelles régionales se mettant respectivement en valeur.
  • Sandrine Brasseur a longtemps exercé le métier de tailleur de pierre, après une formation notamment à l’Association ouvrière des Compagnons du Devoir. Spécialisée dans les travaux de restauration, elle a développé une grande maîtrise technique du traitement de la pierre bleue, parmi d’autres matières. Ceci l’a menée à créer en 2013 l’atelier «Pierre qui roule ®», spécialisé dans le design d’objets de tous types en pierre, utilitaires ou décoratifs.
  • Artiste protéiforme, Anne Jones a toujours montré une fascination pour la pierre. On connaît son très beau «Carré d’ardoises» dans le jardin du musée Rops à Namur (2005).
  • Plus récemment, elle s’est intéressée à la «musique de la pierre», avec ses «Souffles d’ardoises» et «En écoutant la Terre», qu’elle qualifie de «livres ardoisiers»…
  • Anne-Marie Klenes, originaire de Vielsalm, est parfois nommée la «Femme de Schiste», tant ses créations magnifient cette matière. Son travail prend des formes multiples, depuis des jeux de fines ardoises entrecroisées jusqu’aux grandes installations, intérieures ou extérieures. Elle est notamment intervenue dans des galeries d’anciennes ardoisières dont celles de la Morépire à Herbeumont.
  • Les œuvres de Lambert Rocour ont déjà fait l’objet de nombreuses expositions depuis 1982, tant en Belgique qu’à l’étranger. Plusieurs ornent des espaces publics ou sont présentées dans des institutions muséales. On connaît surtout de lui les quatre hauts monolithes regroupés en deux paires au milieu de l’avenue Louise à Bruxelles.

 

Rappelons qu’une exposition baptisée «Le chant des pierres», organisée par Pierres et Marbres de Wallonie aux Moulins de Beez, en 2004, a réuni les oeuvres de plusieurs artistes, dont Florence Fréson, Anne Jones, Anne-Marie Klenes et Lambert Rocour, rencontrant un vif succès.

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