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La relance des barrages

La relance des barrages

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Grâce à un réseau fluvial abondant, de nombreux barrages hydroélectriques ont été construits en France à partir de la fin du XIXe siècle avant d'être progressivement délaissés au profit d'autres sources d'énergie. Aujourd'hui, les politiques environnementales les remettent au goût du jour dans le sillage des énergies propres et de la relance du transport par la voie d'eau moins énergivore et moins polluant. Certains de ces barrages doivent donc être modernisés.

C'est dans ce contexte qu'est mené un important projet consistant à remplacer pas moins de 31 barrages manuels dits «à aiguilles» par des barrages automatisés assortis d'équipements annexes comme des micro-centrales électriques par exemple. Cela se passe sur l'Aisne et la Meuse en France.

Pour 28 de ces barrages, l'automatisation nécessite la création de locaux techniques. Les architectes de l'Atelier 234 auxquels a été confiée cette mission souhaitaient intégrer au mieux ces bâtiments dans leur environnement naturel tout en étant pérennes et d'un entretien réduit. C'est ici qu'intervient la société Capremib qui a construit les panneaux de façade de ces 28 locaux techniques.

Chaque bâtiment compte 12 à 16 panneaux de façade plats et 4 panneaux courbes avec des zones matricées et des zones lisses. Les premières ont une finition pierre naturelle ou imitation schiste (ton anthracite), selon le lieu d'implantation du local technique.

Deux types de matrices ont été conçues pour la fabrication de ces panneaux réalisés en un seul élément, de largeur variable de 2,11 ou 1,81 m et de 4,45 ou 4,15 m de haut.

De prime abord, le projet paraît simple, mais sa réalité est plus complexe car chaque panneau est différent. Les zones matricées et lisses varient ainsi d'un panneau à l'autre sur chacun des bâtiments. Capremib a donc dû imaginer une méthode de fabrication permettant le coulage d'un panneau par jour tout en respectant les modifications quotidiennes. La solution réside dans les moules dont les parties matricées et lisses sont modulaires et facilement réglables par l'opérateur.

La modernisation des 28 barrages et la réalisation des locaux techniques représentent un investissement total de près de 270 millions d'euros. Les travaux sont effectués par le groupement d'entreprises Vinci-Shema-Edf et Voies navigables de France dans le cadre d'un PPP dont Vinci Concessions est le mandataire. Le chantier durera 3 à 4 ans.

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