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La sécurité ne connaît pas la crise

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S'il y a un secteur d'activité, dans ses innombrables déclinaisons, qui ne connaît pas la crise, c'est bien celui de la sécurité (voir notre «Thématique» en page 5). Les récents événements survenus à Paris ont encore dopé ce marché dont l'avenir paraît assuré. C'est en substance ce qui ressort de la 19e édition de Milipol, le salon international de la sécurité, qui se tenait à paris du 17 au 20 novembre dernier. Rien qu'en France, on prévoit que le marché de la sécurité va croître de plus de 5% par an d'ici à 2020. Au niveau mondial, le chiffre d'affaires de ce secteur s'élevait, en 2013, à 570 milliards d'euros, dont 160 milliards en Europe. Chez nous, on assiste à une véritable ruée sur les systèmes d'alarme et autres dispositifs de vidéo-surveillance dans le sillage de l'alerte de niveau 4 qui a littéralement paralysé Bruxelles pendant près d'une semaine.

En ce qui concerne plus spécifiquement les entreprises, là encore, la sécurité est au c'ur des réflexions. Qu'il s'agisse de la sécurité informatique ' un récent sondage réalisé par Ernst & Young auprès de 56 entreprises en Belgique laisse apparaître que 88% d'entre elles craignent que leur infrastructure de sécurisation de l'information ne réponde pas à leurs besoins ' de la sécurité des approvisionnements (énergétiques ou des matières premières), des vols sur chantiers (une plaie), des dispositifs de sécurité sur les machines, de la sécurité des biens et des personnes (châssis, 'vitrages et serrures de sécurité font l'objet de multiples développements), etc.

Et puis, pour ce qui est du secteur de la construction, il y a encore et toujours la question de la sécurité sur chantiers. Et pour cause: 22 000! C'est le nombre d'accidents qui frappent chaque année les 200.000 travailleurs du secteur de la construction en Belgique. C'est évidemment beaucoup trop, même si selon le navb-cnac Constructiv, la Belgique fait partie des meilleurs dans le groupe des pays comparables comme la France, l'Allemagne et les Pays-Bas. Il n'en reste pas moins que le secteur est toujours responsable de plus d'un accident mortel sur quatre. Et dans 20% des cas, les chutes en constituent la cause. Ce qui explique l'opération coup de poing menée par l'inspection du travail sur les chantiers de construction, le 18 juin dernier, avec comme priorité la sécurité des échafaudages et le danger de chute de hauteur. Or, il est apparu qu'à peine 20% des 350 employeurs contrôlés étaient en ordre' Ce qui démontre qu'il est urgent que le secteur soit responsabilisé. La campagne de sensibilisation et de prévention initiée par le Cnac depuis fin septembre arrive donc au bon moment.

Adie Frydman

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