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Le cap des 100 fonctions critiques ou en pénurie est atteint

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Le cap des 100 fonctions critiques ou en pénurie est atteint

Couvreur est l’un des 72 métiers en pénurie identifiés comme tel par le Forem et l’un des (trop) nombreux métiers qui concerne spécifiquement le secteur de la construction.

Le Forem a publié le 4 juillet 2019 la liste des fonctions critiques et métiers en pénurie. Le cap des cent fonctions est désormais atteint et beaucoup concerne le secteur de la construction.

La nouvelle liste du Forem sur le manque de main-d'œuvre recense 72 métiers en pénurie et 28 en situation critique. Industrie, construction, artisanat, services, soins aux personnes: aucun secteur n'est épargné.

Pour les métiers qui concernent spécifiquement la construction, on recense parmi les métiers en pénurie: carreleur, chaudronnier-tôlier, chef de chantier, conducteur de travaux, conducteur d’engins de terrassement, couvreur, dessinateur du bâtiment, maçon, menuisier, métreur-deviseur, monteur en sanitaire et chauffage, ouvrier de voirie, soudeur, technicien de bureau d’études en construction, etc.
Et pour les fonctions critiques: coffreur, monteur en structure bois, peintre industriel, plafonneur, poseur de fermeture menuisée, etc.
Sachant que la moitié des responsables de PME recrute sans passer par le Forem (mais plutôt via les réseaux sociaux, le bouche à oreille, des annonces de proximité,…), la liste établie ne reflète sans doute pas la totalité de leurs problèmes.

Plus de patrons-formateurs disponibles que de candidats dans certaines filières

L'impact sur les entreprises wallonnes est évident. Une enquête de l’Union des Classes Moyennes (UCM) a montré qu'un responsable de PME sur cinq estime que les difficultés de recrutement entravent ses activités et son développement (problèmes d'organisation, refus de commandes…). Même à personnel constant, le remplacement des départs naturels devient un problème.

Face à cette situation, l’UCM salue certes les efforts déployés par le Forem, mais insiste sur l'urgence qui subsiste pour les petites entreprises. L’Union des Classes Moyennes demande, par exemple, la possibilité pour les demandeurs d'emploi de conserver leurs allocations de chômage lors de la reprise d'études et de formation dans une filière de l'Ifapme, comme c'est d’ailleurs déjà le cas en Région bruxelloise.

«Cette mesure doit s'inscrire dans un plan d'ensemble pour que le monde de l'enseignement et de la formation corresponde mieux à la réalité du monde du travail. Les jeunes et les demandeurs d'emploi doivent être informés et orientés vers des métiers porteurs. Or, en 2019, il y a pour certaines fonctions davantage de patrons-formateurs disponibles que de candidats…», souligne l’UCM
 

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