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Le marché bruxellois de l’immobilier de bureaux en pleine mutation

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Le marché bruxellois de l’immobilier de bureaux en pleine mutation

Les institutions internationales. En moyenne, celles-ci contribuent à 3% de la prise en occupation totale dans la capitale, essentiellement dans le quartier européen. (© European Commission)

Comme chaque année, JLL (Jones Lang LaSalle, une entreprise américaine spécialisée dans le conseil en immobilier d’entreprise) a établi le bilan 2018 du marché des bureaux à Bruxelles.

Sur la scène internationale, le volet économique 2018 a été marqué par la multiplication des incertitudes géopolitiques, telles le Brexit ou le contexte politique en Italie et par les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.

Allons-nous vers une récession économique? Comment évolueront les taux d’intérêt européens? Telles sont les grandes questions économiques du moment.

Comment, dès lors, les marchés immobiliers européens performent-ils dans ce contexte? Et plus particulièrement en Belgique?

La révolution co-working

Premier constat à épingler: la prise en occupation a été assez décevante en 2018. Si on la compare aux années précédentes, elle a diminué de 21% en base annuelle et atteint à peine les 330.000 m², soit 14% de moins que la moyenne à 5 ans. La plupart des transactions ont été des relocalisations d’occupants Bruxellois dans la même ville.
Mais le fait marquant de cette année – relevé par la quasi-totalité des courtiers en immobiliers – est l’ascension fulgurante de la prise en occupation des opérateurs de co-working.

En 2018, cette alternative aux bureaux classiques a quasiment doublé son volume de prise en occupation pour atteindre 62.000 m². A titre d’exemples, rien que sur Bruxelles, Spaces a réalisé pas moins de cinq transactions, Fosbury & Sons en a réalisé deux, Welkin & Meraki en a enregistré une et enfin, le géant WeWork s’est implanté dans la capitale avec deux premières transactions (et une troisième ouverture est prévue en 2019). La forte expansion du co-working à Bruxelles, mais aussi à Anvers ainsi que dans la plupart des grandes villes européennes, remet fortement en question la manière dont sont conçus les espaces de travail dans les entreprises.

La forte expansion du co-working à Bruxelles, ainsi que dans la plupart des grandes villes européennes, remet fortement en question la manière dont sont conçus les espaces de travail dans les entreprises. (© MatchOffice)


Tant les propriétaires que les occupants réfléchissent à l’évolution de ce phénomène et à leur capacité d’adaptation et d’exploitation. Pour preuve, certains propriétaires ont déjà fait le choix d’investir dans cette branche, comme la toute récente prise de contrôle de Silversquare par Befimmo. Cette position dans le marché démontre que même du point de vue des propriétaires, le co-working n’est pas une simple distraction passagère, mais bien une tendance durable.

Voir la Chronique n°1du 04/01/19 pour la suite de l’article
 

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