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Le matériel en plein essor

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Le matériel en plein essor

Le principal défi consiste aujourd’hui à recruter du personnel technique. (© Liebherr)

 

Tradition estivale, la Sigma (la fédération des représentants généraux de matériel pour les travaux publics et privés, pour le bâtiment et la manutention) a présenté son dossier économique sur l’année écoulée. Et les mines réjouies sont de mise. A juste titre: 2016 avait déjà battu des records, 2017 n’a rien à lui envier et fut même plus brillante encore, annonce d’emblée Dries Van Haut, président de la fédération.

La section Génie civil/Construction de la Sigma aligne ainsi pour la 3e année consécutive une croissance de 10%. Le chiffre d’affaires a même dépassé les 900 millions d’euros, pulvérisant le record de l’année 2008. La branche Manutention, qui vole de record en record année après année, a gardé ce tempo en 2017 et affiche une hausse de pas moins de 10% à plus de 600 millions d’euros avec 12.587 machines vendues (+17,5%) et même un envol de 61% des chariots de magasinage (dont 60% électriques et 40% thermiques). Du jamais vu!

Une petite ombre au tableau cependant avec la sous-section Générateurs qui a connu un recul en nombre d’unités, mais avec une hausse du chiffre d’affaires. Les groupes de secours ont décliné de 37,9% et les groupes de production de 14%. Les premiers ne bénéficient plus de «l’effet black out» et souffrent de l’afflux de produits d’Europe de l’Est tandis que les seconds sont davantage loués qu’achetés.

Quoi qu’il en soit, ces fulgurances ont permis à la Sigma dans son ensemble de cartonner en 2017 avec un chiffre d’affaires total de plus de 1,5 milliard d’euros, contre 1,44 milliard en 2016.

La branche manutention vole de record en record chaque année.

Valeurs records

Le nombre de machines vendues a également atteint des valeurs records, soit plus de 6.600 machines pour le Génie civil/ Construction (6.000 en 2016). Quant aux chariots élévateurs, il s’en est vendu plus 12.500 unités. La limite de 10.000 unités est donc allégrement franchie.

En matière d’emploi, les membres de la Sigma employaient 2.930 travailleurs à la fin de l’an passé, soit une progression de 4%.

En 2016, Dries Van Haut attribuait l’essentiel de la croissance aux entreprises de location et à cette même activité. Même scénario en 2017 où cette activité se taille toujours la part du lion en matière d’investissements, mais les utilisateurs finaux ne sont certainement pas en reste. Les flottes de matériel s’agrandissent, les achats de plusieurs pièces en même temps étant monnaie courante et on assiste même au remplacement de grandes machines puissantes.

Revers

Mais la constance de cette haute conjoncture a aussi ses revers pour les importateurs. Les délais de livraison incroyablement longs, d’abord, principalement parce que les sous-traitants des constructeurs ne parviennent pas à suivre la cadence et donc, à livrer suffisamment de composants pour répondre à la demande. 

La difficulté à recruter du personnel technique ensuite. Il est vrai que le technicien «idéal» aura des compétences en mécanique, hydraulique et en électricité, voire en pneumatique. Il devrait pouvoir s’exprimer en français, néerlandais et se débrouiller en anglais ou en allemand pour pouvoir communiquer avec les constructeurs. Il connaît le fonctionnement des différentes machines pour poser le bon diagnostic et est disposé à se trouver à l’autre bout du pays dès 6 heures du matin. La perle rare en somme, de sorte que les entreprises forment et recyclent elles-mêmes leur personnel. Pour relever ce défi, la Sigma a décidé de consacrer un budget significatif à une campagne visant à rendre le métier de technicien de service plus attirant.

2018 garde le rythme

Cet état de grâce va-t-il perdurer? Si on s’en réfère aux perspectives économiques de la Kbc, les indicateurs économiques continuent de pointer une croissance saine de l’économie mondiale et chacun table sur un maintien de la dynamique. Au vu des chiffres des 4 premiers mois 2018 de la Sigma, le génie civil/construction reste stable tandis que d’autres catégories gagnent ou perdent quelques petits pour cent de sorte que les entreprises se maintiennent au même seuil qu’en 2017. Les grandes machines surtout tirent très bien leur épingle du jeu, tout comme les chariots de manutention thermiques en nette hausse. 

Les hauts faits de cette sous-section continuent à bénéficier du statut de plaque tournante logistique de la Belgique, de l’essor de l’e-commerce et de l’automatisation.

A ce jour donc, 2018 s’annonce sous de très bons auspices, le véritable défi consistant à trouver le personnel adéquat.

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