Suivre La Chronique

Les 50 nuances de l’économie circulaire selon Derbigum

Les 50 nuances de l’économie circulaire selon Derbigum

Lorsque Derbigum a installé la première version du Macalusor, en 1999, ça lui a permis de transformer les déchets de production en nouvelles membranes d’étanchéité, sans perdre en qualité. (© Derbigum)

©

Derbigum, fabricant belge de membranes d’étanchéité bitumeuses, souhaite démontrer par sa stratégie commerciale qu’une entreprise principalement basée sur le pétrole peut également respecter l’environnement et être durable.

Démonstration

 

Bon, tout d’abord qu’est-ce que l’économie circulaire?

Au sens strict du terme, l’économie circulaire désigne le recyclage de l’ensemble des matières premières issues d’un produit existant lorsque celui-ci a atteint la fin de sa durée de vie. Cela peut se faire en récupérant les matières premières pour de nouvelles applications ou en les transformant complètement.

Voici pour la théorie: la réalité est toutefois un peu plus nuancée car l’économie circulaire peut se décliner de différentes façons

Le couvreur dépose les déchets de coupe des nouvelles membranes d’étanchéité dans le bigbag Derbigum auprès des points de collecte de la distribution participants. (© Derbigum)

 

Une déjà longue expertise en économie circulaire

Entreprendre de manière durable peut se faire dans les détails ou à plus grande échelle. C’est souvent le résultat de tout un processus de perception, qui passe immanquablement par des hauts et des bas. Le fait est que chaque petit geste compte et qu’aucun effort ne peut être considéré comme étant inutile.

Derbigum possède déjà une longue expérience en matière d’économie circulaire. Ce qui a commencé comme une réalité économique est entre-temps devenu une valeur qui est désormais profondément ancrée dans la vision commerciale et l’ADN de Derbigum.

«Lorsque Derbigum a installé la première version du Macalusor en 1999 sur son site de production situé à Perwez, le but visait initialement à proposer une solution responsable d’un point de vue économique aux déchets de production. Jusque-là, nous étions en effet contraints d’acheminer à la décharge tous les déchets de production issus des membranes d’étanchéité finies, car il n’y avait pas d’autre solution. Le Macalusor a permis de recycler les déchets de production en les transformant en nouvelles membranes d’étanchéité, sans perdre en qualité», rappelle Koen Sneiders, expert en recyclage et déchets chez Derbigum.

Ce fut la première étape vers une gestion et une pensée durables, vision qui n’a fait que s’étendre au fil des années et a rapidement mené à l’obtention du certificat ISO 14001 et de la norme EMAS.

Les systèmes de collecte ainsi que les déchets de production, représentent un volume de bitume recyclé pour la production d’environ 1.000.000 m² de membranes d’étanchéité. (© Derbigum)

 

Deux canaux de collecte

Cet premier pas signifiait a également conduit au développement d’une toute nouvelle gamme comprenant des matériaux recyclés: les membranes d’étanchéité NT Derbigum®. On y retrouve la couche de finition Derbigum® NT qui est à l’heure actuelle composée de 25% de matériaux recyclés, et la sous-couche Derbicoat® NT qui comprend 30% de matériaux recyclés.

En 2010, le fabricant franchit une étape supplémentaire quand le système de recyclage a progressivement été étendu aux matériaux rassemblés à l’extérieur. Objectif: réutiliser l’ancienne étanchéité bitumeuse des rénovations de toit en tant que matière secondaire. Une excellente solution en théorie, mais beaucoup plus complexe en réalité.

Koen Sneiders: «Malgré de nombreux efforts, les matériaux étaient trop pollués d’éléments indésirables pour pouvoir être recyclés correctement. En effet, le matériau devant être directement intégré dans la production d’un produit conçu spécifiquement à cet effet, ça implique un haut degré de pureté. Il y a deux ans, nous avons donc investi un montant considérable dans un système de recyclage global, et aujourd’hui, nous travaillons exclusivement par le biais de deux canaux: d’une part, la collecte des déchets de coupe (déchets de chantier) via des points de collecte dans la distribution et, d’autre part, des entreprises de démolition spécialisées qui veillent à un bon tri sur le chantier. Ces deux systèmes de collecte ainsi que les déchets de production, représentent un volume de bitume recyclé pour la production d’environ 1.000.000 m² de membranes d’étanchéité.»

Nous vous recommandons

Engie et Jedix développent la recharge intelligente

Engie et Jedix développent la recharge intelligente

Engie encourage l’usage des véhicules électriques par des avancées telles que les solutions de recharge EVBox, le lancement du contrat de fourniture B2C Drive pour les propriétaires d’un[…]

17/05/2019 | Engie
Le secteur de la construction, ce grand prédateur de ressources

Le secteur de la construction, ce grand prédateur de ressources

Economie circulaire et marchés publics «verts» valent à la Belgique les félicitations de l’Europe

Economie circulaire et marchés publics «verts» valent à la Belgique les félicitations de l’Europe

La 4e édition de l’appel à projets be.exemplary  est lancée!

La 4e édition de l’appel à projets be.exemplary est lancée!

Plus d'articles