Suivre La Chronique

Les drones facilitent la tâche des couvreurs

Sujets relatifs :

, ,
Les drones facilitent la tâche des couvreurs

Les drones ont le vent en poupe. A l’heure actuelle, leur utilisation en Belgique se limite principalement à la réalisation de photos et de vidéos. Mais tout semble indiquer que ces appareils deviendront à terme des outils polyvalents pour les entrepreneurs.

Les drones équipés de caméras sont déjà capables aujourd’hui de réaliser d’excellents clichés des endroits difficiles d’accès, comme les toitures. Une solution bien utile pour l’inspection d’une cheminée ou d’un faîtage, mais qui peut rendre bien d’autres services encore. Certains logiciels permettent en effet de créer un modèle 3D à partir de photos prises de l’ensemble d’une toiture ou d’un détail précis. Grâce à un plan de vol préprogrammé, il est même possible d’automatiser la photographie des surfaces de toit les plus inaccessibles en un rien de temps. La maquette 3D générée sur la base de ces photos peut servir à déterminer les dimensions d’un versant de toiture ou d’en évaluer la planéité, sans qu’il soit nécessaire de grimper sur le toit.

Certains types de caméras sont également capables de fournir d’autres données, comme des images thermiques. Celles-ci peuvent être ensuite utilisées pour des études ou diagnostics spécifiques. Il est par exemple déjà possible de vérifier la présence d’un isolant thermique dans une toiture ou de s’assurer du bon fonctionnement de panneaux solaires.

Champ d’application élargi

Néanmoins, à ce jour, la commercialisation de drones dotés de fonctionnalités intéressantes est encore limitée par la législation belge. Il est par exemple interdit d’utiliser un drone pour transporter des marchandises, larguer des objets ou projeter des substances en plein vol. Il est également défendu de faire voler un drone en dehors du champ de vision du pilote.
Chez certains de nos voisins, la législation est moins contraignante et élargit déjà le champ d’application des drones. C’est ainsi que de nouvelles fonctions ont vu le jour, dont l’arrosage (en France), utilisé essentiellement pour l’agriculture. Mais les couvreurs pourraient également y recourir pour appliquer des traitements antimousse ou des revêtements sur les toitures. En Suisse, un système de transport permettant l’échange de médicaments et d’échantillons de laboratoire entre hôpitaux à l’aide de drones autonomes sera initié cette année.
Autre exemple, la vidéosurveillance sur chantier à l’aide de «te­thered drones», ou drones «attachés». Ces derniers sont continuellement alimentés en énergie au moyen d’un câble et d’une station au sol et peuvent donc voler plus longtemps que les appareils fonctionnant sur batterie. Cette technique est déjà adoptée par la police et les services de surveillance lors de grands événements. Cependant, tant que ces appareils ne peuvent pas voler sans pilote, la rentabilité d’une telle application n’est pas assurée. En outre, filmer des images de surveillance en hauteur pourrait aller à l’encontre de la «loi caméras» actuellement en vigueur.

Et demain?

L’utilisation croissante des drones ne représente qu’un des aspects de la robotisation généralisée actuellement en cours, comme en atteste l’évolution fulgurante sur le plan de la sécurité, de l’autonomie, de la puissance, de la compacité, de la fonctionnalité,..., des drones. Dès lors, les différentes informations qui peuvent être récoltées sont également amenées à se diversifier. Les couvreurs, par exemple, disposeront d’appareils capables de rassembler très rapidement et de manière autonome des informations permettant d’établir des offres de prix; d’évaluer l’avancement et la qualité des travaux et éventuellement de les comparer à un modèle BIM; de détecter des dégradations ou l’apparition de mousse, et de permettre ainsi une réparation précise ou l’application d’un traitement local; de transporter des matériaux (ou du matériel) sur la toiture, voire de les mettre en œuvre et, de manière plus générale, de surveiller le chantier.
Bref, il ne fait aucun doute que les drones joueront un rôle essentiel sur les chantiers de demain. C’est la raison pour laquelle le Cstc a procédé (ou participé) au lancement ou à l’introduction de divers projets au cours de ces derniers mois. Il pourra sera dès lors en mesure d’apporter aide et conseil à ses membres entrepreneurs au sujet de ces nouvelles évolutions et des futures applications sur le chantier. Plusieurs projets ont notamment été initiés dans les domaines suivants: les dimensionnements 3D au moyen de photos numériques; de nouvelles méthodes de travail sur le chantier grâce aux drones et le plan de vol 3D avancé et automatisé,…

(Source: «Utilité des drones pour le couvreur», article de l’Ing. Levi Geerts, conseiller principal de la division Avis techniques, et du Dr. Ir. Samuel Dubois, chef de projet au laboratoire Rénovation, dans CSTC-Contact 2018/2. N’est autorisée que la référence à l’article même, consultable sur www.cstc.be/go/publications)

Nous vous recommandons

La gamme ISO s’enrichit d’une nouvelle norme pour la sécurité incendie dans les bâtiments

La gamme ISO s’enrichit d’une nouvelle norme pour la sécurité incendie dans les bâtiments

Une des façons les plus efficaces d’empêcher la survenue d’un incendie dans un bâtiment est de réduire la teneur en oxygène de l’air. La première norme internationale en la matière[…]

09/09/2019 | CSTC & NormesSocial
InfoZinc Benelux etablit une distinction entre la galvanisation esthetique et fonctionnelle

InfoZinc Benelux etablit une distinction entre la galvanisation esthetique et fonctionnelle

Effets des logements insalubres sur la santé: une facture annuelle de 82 milliards d’euros!

Effets des logements insalubres sur la santé: une facture annuelle de 82 milliards d’euros!

Un million de logements wallons à rénover d’ici 2050!

Un million de logements wallons à rénover d’ici 2050!

Plus d'articles