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«Les métiers nécessitant l’intervention de l’homme ne disparaîtront pas»

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«Les métiers nécessitant l’intervention de l’homme ne disparaîtront pas»

«Je suis un fervent défenseur des métiers nécessitant l’intervention de l’homme. Heureusement, et ce malgré l’évolution constante de la technologie, je suis persuadé qu’ils ne disparaîtront pas.»

© Motown

C'est au tour d'Olivier Goldberg, dirigeant du promoteur immobilier Motown, de se livrer aux questions de notre rubrique "Parole de CEO". Il nous parle de l'omniprésence de la technologie, de l'importance des métiers nécessitant l'intervention de l'homme ou encore des distorsions importantes du prix de la main-d'œuvre en Europe. 

1.     Intelligence artificielle, réalité virtuelle, énergie issue de l’hydrogène, drones, big data, impression 3D, etc. Quelle est, selon vous, la nouvelle technologie qui aura le plus grand impact sur votre entreprise dans les années à venir ?  

Nos métiers sont effectivement en pleine transformation. La technologie est omniprésente dans l’évolution de nos approches. Que ce soit au niveau analytique , process, marketing.... rien ne se fait sans l’usage de ces nouveaux outils qui semblent même parfois sortis de films de science-fiction. Pour certains de nos projets, nous utilisons la technique 3D. Nous faisons aussi l’usage de drones pour certains développements, sous réserve des autorisations nécessaires.

2.    Vers quel métier de la construction les jeunes doivent-ils, aujourd'hui, orienter leur formation pour s’assurer une carrière intéressante et bien rémunérée dans le secteur de la construction : coffreur, menuisier, plombier... ou plutôt planificateur ou ingénieur ?  

Je ne parlerais déjà plus du métier de « programmeur informatique » qui est un métier du passé. Je suis un fervent défenseur des métiers nécessitant l’intervention de l’homme. Heureusement, et ce malgré l’évolution constante de la technologie, je suis persuadé qu’ils ne disparaîtront pas. Je recommande donc surtout aux jeunes de suivre leurs passions dans le domaine.

3.     La crise du coronavirus vous a-t-elle appris quelque chose que vous ignoriez sur votre entreprise ?

Nous avons eu la confirmation que nous travaillons avec des collaborateurs totalement dédiés à nos projets, qu’ils soient en télétravail ou physiquement au bureau. 
 
Aussi, nous avons réussi notre première levée de fonds, et ce en plein covid, l’été dernier. Nous avons pu compter sur un investisseur institutionnel (une compagnie d’assurances), et sur plusieurs grandes familles belges, dans un timing qui n’était pas des plus simples. Une marque de confiance supplémentaire à l’égard du groupe Motown et de son potentiel de croissance, même en temps de crise. 

4.     Quelle est, selon vous, la plus grande menace pour votre entreprise/secteur ? La concurrence étrangère, la pénurie de personnel qualifié, les coûts salariaux ? Autre chose ?

Nous sommes victimes de distorsions importantes du prix de la main-d'œuvre en Europe. Prenons l’exemple du coût d’un ouvrier en Allemagne et en Belgique. Comment peut-on parler d’une seule voix dans ce contexte? Heureusement, cela ne constitue pas une menace sérieuse pour nous. 
 
Par ailleurs, nous constatons que la demande de logements reste soutenue, surtout dans les villes comme Bruxelles, Gand, ou Anvers mais aussi dans les plus petites communes comme Dinant où nous avons aussi un projet, Motown Rivière, situé en bord de Meuse.  
 
Les prix de l’immobilier continuent aussi à évoluer dans le bon sens. Bien évidemment, à condition que les taux d’intérêt restent bas comme c’est le cas aujourd’hui. 

5.     Les bâtiments sont-ils encore construits pour l'éternité ou leur attribuera-t-on bientôt une date d'expiration ? 

Nous construisons avec des normes de grande qualité en Belgique. Aux Etats-Unis, une maison est souvent « à détruire » et à reconstruire après 20 ans. Ce n’est pas le cas en Belgique. Par exemple : un bâtiment comme celui qui abritait la Banque Lambert et désormais la Banque ING à Bruxelles construit dans les années 1960 et encore tellement représentatif aujourd’hui. 
 

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