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Les ports belges: 4,3% du Pib du pays

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Les ports belges: 4,3% du Pib du pays

Le port de Bruxelles a produit 1% du Pib de la Région bruxelloise en 2016.

D’après une nouvelle étude d’incidence économique de la Banque nationale, la valeur ajoutée directe des ports belges est restée plus ou moins stable en 2016, aux alentours de 18 milliards d’euros (à prix courants), soit 4,3% du Pib de la Belgique. La valeur ajoutée indirecte se monte à environ 82% de la valeur ajoutée directe, soit 15 milliards d’euros (3,5% du Pib belge).

Après avoir affiché un recul modéré mais constant entre 2012 et 2015 (-0,8% par an), l’emploi direct semble être retombé à un plancher d’environ 115.000 Etp, ce qui correspond à 2,8% de l’emploi intérieur en Belgique. Le chiffre de l’emploi indirect est 1,2 fois supérieur à celui de l’emploi direct, avec 138.000 Etp (3,4% de l’emploi intérieur en Belgique)

Ports maritimes flamands

Le port d’Anvers a accusé une diminution de sa valeur ajoutée directe (-183 millions d’euros) qui n’a que partiellement été compensée par des embellies à Gand et Zeebrugge (respectivement +67 et +28 millions d’euros), tandis qu’Ostende s’est légèrement essoufflé (-5 millions).

Le fléchissement de la valeur ajoutée d’Anvers est imputable au secteur chimique, qui représente 29% de sa valeur ajoutée directe. A l’inverse, la progression du port de Gand est due à un montant plus élevé dans les secteurs du commerce et de la métallurgie qui y produisent respectivement 24% et 22% de la valeur ajoutée directe. Quant à la croissance de Zeebrugge, elle a été tirée par le raffermissement du secteur de la manutention (25% de la valeur ajoutée directe). L’affaiblissement d’Ostende s’explique par une baisse dans le secteur de la construction portuaire et le dragage qui s’adjugent 11% de sa valeur ajoutée.

La croissance de Zeebrugge a été tirée par le raffermissement du secteur de la manutention. (© Port of Zeebrugge)

En revanche, l’emploi direct s’est légèrement consolidé dans les ports maritimes flamands, passant de 102.895 Etp en 2015 à 103.332 Etp en 2016, soit 4,3% de l’emploi total de la Région flamande. A Anvers, les principaux secteurs en termes d’emploi direct sont la manutention et la chimie dont les parts respectives s’élèvent à 24% et 18%. La construction automobile (34%) et l’industrie métallurgique (22%) sont les plus gros employeurs dans le port de Gand. A Zeebrugge, ce sont la manutention (30%) et le secteur public (15%) et à Ostende, il s’agit de l’industrie métallurgique (28%).

Ports intérieurs

Pour l’ensemble des ports intérieurs, la valeur ajoutée directe s’est inscrite en légère hausse, passant de 1.831 millions d’euros en 2015 à 1.891 millions en 2016. Le port de Bruxelles a accusé un repli (-45 millions) alors que le complexe portuaire liégeois a augmenté (+105 millions). L’accroissement de la valeur ajoutée observé à Liège provient essentiellement du secteur énergétique qui s’y arroge 28% de la valeur ajoutée directe. Le recul de Bruxelles est dû aux autres secteurs logistiques qui représentent 54% de la valeur ajoutée directe.

Considérés conjointement, les ports intérieurs ont accusé un faible reflux de l’emploi qui est retombé de 12.203 Etp en 2015 à 11.807 Etp en 2016. Les ports de Bruxelles et Liège ont affiché un recul (-135 et -261 Etp). En 2016, le premier représentait 0,7% de l’emploi dans la Région bruxelloise, le second 0,7% de l’emploi en Région wallonne.

A Liège, la contraction de l’emploi s’est principalement manifestée dans l’industrie métallurgique et dans le secteur énergétique qui représentent respectivement 30% et 16% de l’emploi total à Liège. Le fléchissement de l’emploi dans le port de Bruxelles est quant à lui dû au commerce, qui condense 32% de l’emploi direct.

Investissements directs en hausse

Les investissements directs dans les ports belges sont passés de 4.054 millions d’euros en 2015 à 4.596 millions en 2016. Aucune information sur la nature de ces investissements n’étant disponible, il est difficile d’en estimer les effets indirects. Tous les ports, hormis celui de Liège, ont enregistré une hausse.

Un examen plus approfondi des données montre cependant que tous les ports sont concentrés sur un petit nombre de secteurs et, dans ces secteurs, souvent sur une poignée d’entreprises.

Enfin, compte tenu des statistiques relatives au commerce, les ports flamands peuvent être considérés comme de véritables têtes de pont pour les échanges commerciaux avec le Royaume-Uni. Aussi convient-il de suivre avec la plus grande attention les évolutions concernant les modalités et les conséquences du Brexit. Au vu des volumes importés et exportés exprimés en tonnage, tout porte à croire que le Brexit constituera avant tout un défi pour Zeebrugge et, dans une certaine mesure, pour Anvers.

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