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Les représentants des entreprises jugent le programme du Gouvernement bruxellois

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Les représentants des entreprises jugent le programme du Gouvernement bruxellois

Olivier Willocx, Ceo de Beci: «en tant que représentant des employeurs de la capitale, Beci espère bien être partie prenante aux décisions qui seront prises par le Gouvernement bruxellois.»

Pendant que ça négocie toujours ferme en Flandre et en Wallonie, la Région de Bruxelles-Capitale s’est dotée d’un nouveau Gouvernement et a déjà fait connaître les grandes lignes de son programme. Plusieurs organisations représentatives des entreprises et des indépendants ont, quant à elles, déjà fait savoir ce qu’elles en pensent.

 
Beci (Brussels Enterprises Commerce & Industry), qui représente les deux tiers de l'emploi à Bruxelles et compte plus de 35.000 entreprises membres, émet un premier jugement globalement positif. «La formation et l’emploi, la mise en œuvre de projets Blockchain, la transparence sur l’utilisation des charges d’urbanisme, la confirmation de la réalisation de la ligne de métro 3, le développement de l’offre ferroviaire intra-bruxellois, la promotion de la voie d’eau, l’instauration d’une taxe kilométrique intelligente, le soutien à l’économie circulaire, voilà autant de points sur lesquels nous avons insisté dans notre mémorandum et qui se retrouvent dans cet accord», se réjouit Jan De Brabanter, secrétaire général. Même son ce cloche chez Olivier Willocx, le Ceo de Beci: «quand je lis qu’il faut soutenir l’accompagnement des entrepreneurs, encourager la digitalisation et soutenir le développement international, je ne peux qu’applaudir. Idem pour la place de l’économie et des activités productives en ville. Mais l’important est de voir comment tout cela va se concrétiser…». Et Beci, en tant que représentant des employeurs de la capitale, espère bien être partie prenante aux décisions qui seront prises par le Gouvernement bruxellois. 

Des objectifs louables, mais avec quel budget?

De son côté, l’Ucm,  principale organisation patronale francophone engagée dans la défense des indépendants et des Pme, se réjouit également d’avoir été entendue sur certains points tels que la création d’un prêt coup de pouce, d’un chèque starters ou encore la poursuite du SBA («Small Business Act», un plan d'action visant à soutenir les Pme et l'esprit d'entreprendre à Bruxelles). Autre motif de satisfaction: le programme gouvernemental fait la part belle aux investissements dans les transports publics (ligne 3 du métro, plan tram étendu, etc.) et dans le logement (plan isolation, réforme des primes énergie et rénovation, construction de nouveaux logements sociaux). «C'est positif pour l’économie, mais quid de la mise en œuvre concrète des différents chantiers, intrinsèquement liés aux possibilités budgétaires? Or les dernières prévisions font état d’une dette qui se creusera de 4 milliards d’euros d’ici 2024.» Par ailleurs, se basant sur les focus particulièrement ambitieux en matière d’environnement (décarbonatation totale d’ici 2050, par exemple), l’Ucm craint un conditionnement des aides aux indépendants et aux Pme à ces seuls objectifs. 
Arnaud Deplae, secrétaire général de l’Ucm: «quid de la mise en œuvre concrète des différents chantiers, intrinsèquement liés aux possibilités budgétaires?» (© UCM)

Séparer les compétences «économie» et «emploi», une fausse bonne idée

Pour sa part, le Sni (Syndicat neutre pour Indépendants) réagit positivement à l'accord bruxellois mais regrette toutefois la scission entre les compétences «économie» et «emploi». «Ces deux composantes ne peuvent aller l'une sans l'autre et se renforcent mutuellement. Pourquoi donc les séparer?», s’interroge Christophe Wambersie, secrétaire général Wallonie-Bruxelles du Sni. Si l’organisation patronale se montre ouverte aux accents résolument écologiques du programme de Gouvernement avec la mise en avant d’une économie décarbonée et circulaire, elle rappelle que, pour y arriver, «il faudra faire montre de pédagogie, de planification et  proposer des mesures incitatives».  Mais c’est surtout en matière d’emploi que le Sni jugera le prochain Gouvernement: «il faut de la rapidité dans la mise en œuvre des différents axes permettant de s’attaquer à un problème récurrent à Bruxelles, à savoir le manque de qualification de nombreux demandeurs d’emploi. Les entrepreneurs ont besoin de travailleurs formés et motivés dès aujourd’hui ou, au grand plus tard, demain matin…», conclut Christophe Wambersie.
Christophe Wambersie, secrétaire général Wallonie-Bruxelles du Sni: «les entrepreneurs ont besoin de travailleurs formés et motivés dès aujourd’hui ou, au grand plus tard, demain matin…».
 

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