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Let’s Bim together!

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Let’s Bim together!

(© Siemens)

BIM! L’acronyme fait fureur ou presque. Boucle d’induction magnétique? Bénéficiaire d’une intervention majorée? Banque Internationale du Mali? L’aéroport international de South Bimini aux Bahamas selon les codes Iata? Ou encore, le petit âne du conte de Jacques Prévert? Rien de tout cela. Le Building Information Modeling, dont tous les feux clignotent en rose aujourd’hui dans le secteur de la construction, renvoie quasiment ces autres acronymes au rayon brocante.

Nous entamons ici une série de quatre articles consacrés au BIM, la maquette numérique pour les puristes, en lien avec le Meeting BIM que nous organisons le 8 juin prochain.

Première étape, les racines et le foisonnement. Le concept du BIM existe depuis les années 70. Toutefois, la paternité des termes «Modèle d'information sur le bâtiment» et «Modélisation de l'information sur le bâtiment» (y compris l'acronyme BIM) est difficile à établir tant son Adn est multiple. Autodesk publie un livre blanc intitulé «Building Information Modeling» en 2002, mais d'autres fournisseurs de logiciels sont déjà dans le circuit ou y font leur entrée.

Néanmoins, en 1987, ArchiCAD a été considéré par certains comme la première implémentation du BIM car il était le premier produit CAO sur un ordinateur personnel capable de créer à la fois la géométrie 2D et 3D, ainsi que le premier produit commercial BIM pour ordinateurs personnels.

Des initiés à la scène internationale

D’autres spécialistes sont d’avis que les logiciels BIM, au sens large, existent depuis une trentaine d’années chez les développeurs, mais étaient alors réservés aux initiés, l’informatique n’ayant pas encore connu sa fulgurance actuelle. L’année 1995 peut, elle aussi, être vue comme un jalon avec la décision d’une douzaine d’entreprises du bâtiment aux Etats-Unis d’engager une réflexion pour faciliter les échanges entre les applications utilisées par les professionnels de la construction (architectes, bureaux d’études, maîtres d’ouvrage, entreprises,...). La maquette numérique a donc des accents yankees, mais a très vite pris une dimension internationale. Aujourd’hui, on compte plus de 24 pays impliqués dans ce processus. En Europe, la fibre bimique a été particulièrement vivace en Finlande et en Norvège. En effet, ces pays ont mobilisé des moyens importants pour déployer et promouvoir cette génération d’outils et de process dans le Btp.

Les raisons d’un essor

Mais d’autres raisons, écologiques et économiques, ont ensuite favorisé l’essor du BIM. On peut citer la volonté de réduire les émissions de gaz à effet de serre. En effet, certains Gouvernements qui adoptent ou sont sur le point d'adopter le BIM le font souvent en relation avec une obligation légale de réduire les émissions de gaz à effets de serre. Cette réduction ne pouvant se faire avec les méthodes de travail actuelles de la construction, il s’agit de transformer les habitudes et de structurer l'industrie de la construction. Le BIM serait une des clés de l’équation.

Un changement radical

Autre raison, la recherche de l’efficacité et de la qualité dans la construction. Dépassement de budget, sous-productivité, relations tumultueuses entre les différents acteurs, qualité perfectible, gaspillage, etc., la construction ne doit pas améliorer ses méthodes de travail, mais les changer radicalement. Le BIM a, ici aussi, une solide carte à jouer. Parmi ses atouts, ses partisans citent la réduction des modifications tardives de la conception, la détection des conflits et l’amélioration de la coordination, l’enrichissement des informations et de la visualisation, la sacro-sainte optimisation de la gestion des coûts et on en passe.

Le BIM, l’Esperanto de la construction?

Quoi qu’il en soit, avec l’évolution de l’électronique, des tablettes notamment, les plans papier qui ne contiennent pas autant d’informations que les maquettes numériques 3D finiront par rejoindre parchemins et papyrus. Sans oublier que la législation imposera l’utilisation du BIM dans les projets publics. En Grande-Bretagne, en Finlande, au Danemark, en Norvège ou aux Pays-Bas, le BIM est déjà obligatoire pour les projets publics de construction nécessitant un certain volume d’investissement. Par la modernisation du droit des marchés publics, le Parlement européen pousse, lui aussi, l’implémentation du BIM depuis 1914.

Bref, la maquette numérique n’est pas seulement un nouvel outil de conception, mais surtout un outil de production et de gestion de données exploitables par tous les acteurs d’un même chantier et à n’importe quelle phase de ce dernier. Ce langage commun impose alors que le BIM devienne une norme, qui évite de devoir «traduire» les documents reçus des différentes parties prenantes. Alors, le Bim serait-il à la construction ce que l’Esperanto est à la linguistique? Sa grammaire sera sans doute plus complexe, mais il aura nettement plus de locuteurs…

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