Suivre La Chronique

Manitou Benelux, une filiale à 25 carats

Manitou Benelux, une filiale à 25 carats

360 m2 de panneaux solaires sur le toit de la filiale belge à Perwez.

1991-2016, voilà 25 ans bien sonnés que Manitou Benelux prenait pied en Belgique. Après le Royaume-Uni et l'Italie, il s'agissait, à l'époque, de la 3e filiale hors Hexagone du groupe français. En fait, le distributeur de l'époque (Treco) estimait que le Benelux méritait plus d'attention. Partant du principe qu'on n'est jamais si bien servi que par soi-même, il a donc créé une filiale avec 6 personnes.

Ce quart de siècle compte quelques jalons notoires: la première machine, un chariot rotatif MRT, est commercialisée en 1993. Depuis, cette gamme est devenue une référence dans le Benelux. Vient ensuite la première nacelle en 1995, un créneau qui ne cessera de gagner des parts de marché chez nous. L'année 2002 voit l'ouverture du nouveau bâtiment de Manitou Benelux à Perwez, où il était déjà établi, suivie, 10 ans plus tard, par le lancement de la nouvelle série de chariots industriels MI et ME. Ils revendiquent une série de qualités: robustesse, fiabilité, facilité d'entretien, sécurité, bon rapport qualité/prix, disponibilité des pièces et réseau après-ventes efficace.

En 25 ans, Manitou Benelux est passé de 6 à 19 collaborateurs, de 10 à 20 distributeurs principaux (+ les grands comptes) et de 63 machines vendues en 1991 à 1.374 machines cette année (fin août). Et pour marquer le coup de ce 25e anniversaire, l'entreprise a vendu sa 20.000e machine ' une MI 25 diesel - au distributeur luxembourgeois Comat, un fidèle de la marque depuis' 42 ans.

Les points forts du marché du Benelux pour Manitou sont de quatre ordres: le succès auprès des loueurs, plus spécialement avec les nacelles élévatrices et les télescopiques; la bonne tenue depuis deux ans des chariots élévateurs, dont un nombre élevé de mini embarqués et de machines industrielles et semi-industrielles; davantage d'outils de gestion et de services via une nouvelle division créée il y a un an et demi et les bonnes performances de Gehl et Mustang. Un point noir cependant, le marasme du secteur agricole.

Gamme construction dopée

Mais 2016 ne sera pas avare en nouveautés ou améliorations chez le constructeur d'Ancenis. La gamme construction sera dopée. Les MRT 2150 et RT 2550 disposent de capacités accrues et désormais proportionnelles aux stabilisateurs, plus longs, d'une cabine plus confortable et d'une nouvelle interface de travail. La gamme Easy est étendue et le nouveau MT 1030 Easy voit le jour: moteur Deutz de 75 cv, hauteur maximale de 9,98 m avec stabilisateurs, capacité maximale de 3 tonnes, 2,34 m de large sur 2,3 m de haut et 4,99 m de long jusqu'au tablier. Son patronyme Easy se justifie par la facilité d'entretien (ni filtre à particules ni AdBlue) et d'utilisation (joystick classique à la demande des clients et tableau de bord simplifié). Bref, une machine compacte qui devrait séduire le marché de la location. Des moteurs AdBlue sont prévus pour la fin de l'année.

On peut encore citer la nouvelle MT 625 HA avec nacelle élévatrice, sans stabilisateurs ni pneus mousse. Deux paniers sont disponibles (200 kg/1,2 m et 365 kg/2 m) et elle est équipée d'un moteur Kubota de 75 cv, d'une pompe de secours électrique pour contrôler la nacelle en cas d'urgence et permet des mouvements simultanés avec distributeur flow sharing. On l'aura compris, cette machine fera l'affaire chez les clients cherchant un télescopique compact et polyvalent, pratiquant la manutention avec fourches, godets, balayeuses,' mais aussi l'élévation de personnes.

Ceux qui souhaitent un chariot élévateur super compact opteront pour le nouveau MT 420 H Buggy. Ce petit costaud affiche une hauteur de levage de 4,3 m maximum, une capacité de 2 tonnes, une largeur de 1,49 m et une hauteur de 1,9 m, 4 roues motrices/4 roues directrices, un moteur Kubota de 49 ch, une transmission hydrostatique et une cabine avec commandes identiques à celles du MT 625. Sa commercialisation est prévue au 1er trimestre 2017.

Les chargeurs articulés Gehl et Mustang 6 et 7 ne sont pas en reste avec une série d'améliorations renforçant leur polyvalence puisqu'ils conviennent aux applications construction, industrielles, agricoles et à la location. Une version télescopique est prévue pour la fin de l'année ou le début de 2017.

L'industrie repensée

Parallèlement, l'offre industrie de Manitou méritait d'être repensée, tant au niveau de l'élargissement de la gamme que des prestations et du tonnage qui ira désormais jusqu'à 5 t. C'est ainsi que la nouvelle ME vise trois objectifs: une gamme électrique complète, des performances supérieures, un design et une ergonomie inscrits dans le sillage de la série MI.

Les modèles 4 roues s'étoffent de 4 modèles de 80 V et un 3 roues de 24 V débarque, le ME315 C. Il conviendra aux administrations, hôpitaux, petits entrepôts et industries diverses qui font tourner ces machines entre 500 et 800 heures par an. Côté options, une protection pour les environnements frigorifiques et salins ou une batterie placée latéralement seront bientôt proposées. Dans ce domaine, l'efficacité prime, donc la robustesse de ces machines qui doivent parfois travailler dans des environnements industriels intensifs a été renforcée. A la demande expresse des utilisateurs, la compacité est préservée tandis que la vitesse de déplacement et de levage pour les chargements/déchargements est à la hausse.

Reste le 3e pilier des engins Manitou, l'agriculture. Bien que le secteur connaisse des temps difficiles, il a également droit à quelques nouveautés au niveau de l'insonorisation des cabines, de la puissance des moteurs, à une hydraulique «intelligente» et à de nouvelles MLT 840 et 1040 estampillées «Silent Force».

Plan Elevation

Mais Manitou se fixe aussi des engagements sociétaux. Par exemple, une personne s'occupe à temps plein de la durabilité au sein du groupe et s'active selon plusieurs axes, explique Jean Rouault, VP Sales Northern Europe chez Manitou. Il s'agit notamment de réduire l'empreinte environnementale. Dans cette optique, Manitou a fait baisser ses impressions papier de 15% en un an à son siège d'Ancenis, a construit un nouveau bâtiment basse énergie et pratique activement le tri sélectif. Sachant que 80% de son impact environnemental provient de l'utilisation de ses produits et que 500.000 personnes les utilisent chaque jour, il y a du pain sur la planche. D'où aussi les programmes Reduce Fuel-Eco et Reduce TCO déjà en place. Le groupe a lancé le bien nommé Plan Elevation par lequel les filiales présentent des projets liés à la durabilité. Certains de ces projets sont ensuite primés et réalisés. Dans cette optique et pour ses 25 ans, Manitou Benelux a eu la primeur et a installé 225 panneaux solaires (360 m2) sur la toiture de ses bureaux et ateliers à Perwez. Ils produiront 50.000 kWh/an pour une consommation annuelle de 73.000 kWh. Des partenariats «verts» sont également mis en place avec les fournisseurs et le groupe tend vers l'équité hommes/femmes comme le prévoit la loi en France.

Si l'optimisme est globalement de mise, au Royaume-Uni, le Brexit soulève évidemment beaucoup de questions. Des sacrifices sont nécessaires pour garder les positions britanniques, explique Jean Rouault, d'autant que, sur ce marché, le principal concurrent du constructeur français est britannique'

Quant à Manitou Benelux, elle couvre certes un territoire plus limité, mais affiche une progression générale régulière. Ce qui la dote d'un statut quelque peu particulier de labo d'essai pour le lancement de certaines nouveautés. Forte de ses 19 collaborateurs, Manitou Benelux a réalisé un chiffre d'affaires de 88 millions d'euros en 2015 (1,29 milliard pour l'ensemble du groupe) et table sur une croissance minimale de 3% cette année. Le but est d'accroître ses parts de marché dans les nacelles élévatrices, les chariots élévateurs industriels et les chariots compacts Gehl et Mustang, sans oublier une offre de services étoffée (comme la possibilité de location à long terme par exemple). En effet, précise Filip Andries, Area Sales Manager Benelux, les clients achètent aujourd'hui davantage un «packet» qu'une machine. Il s'agit donc d'être créatif tout en veillant à préserver les marges du réseau.

F.G.

Nous vous recommandons

Des habitations sans carbone en 4 étapes

Des habitations sans carbone en 4 étapes

Daikin dévoile un plan en 4 étapes afin de transformer le chauffage et le rafraîchissement résidentiels pour atteindre les objectifs de l’UE de réduction des émissions de CO2, que la loi[…]

Recherche un Facilitateur Quartiers Durables

Recherche un Facilitateur Quartiers Durables

L’industrie cimentière belge s’engage à atteindre la neutralité carbone en 2050

L’industrie cimentière belge s’engage à atteindre la neutralité carbone en 2050

Un nouveau système de chauffage durable pour le Domaine royal de Laeken

Un nouveau système de chauffage durable pour le Domaine royal de Laeken

Plus d'articles