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Matexi: de lotisseur à développeur d'espaces de vie durables

Matexi: de lotisseur à développeur d'espaces de vie durables

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En Flandre, Matexi est un nom qui compte. C'est un euphémisme. Il n'y a sans doute pas une commune flamande où le promoteur/lotisseur/développeur n'est pas présent via l'un ou l'autre projet, petit ou grand, un peu comme Thomas & Piron au sud du pays. A ceci près, que les activités de Matexi débordent largement des frontières de sa région natale. Si l'entreprise est basée à Waregem, en Flandre occidentale, elle possède des bureaux régionaux partout en Flandre ainsi qu'à Bruxelles et dans la quasi-totalité des provinces wallonnes. Bref, un acteur véritablement national. Et même international puisque le promoteur dispose aussi d'implantations en Pologne (à Varsovie) et au Grand-Duché de Luxembourg (à Mamer). Avec un volume de quelque 1.000 constructions réceptionnées chaque année, Matexi est assurément un des plus importants acteurs du secteur. Depuis sa création en 1945, il a signé plus de 34.000 projets d'habitations, dont 1.600 maisons et appartements dans la capitale. On a d'ailleurs beaucoup parlé de Matexi à Bruxelles il y a trois mois quand a été dévoilé le projet de reconversion de la Tour Léopold à Evere, au nord-est de la capitale. Un projet à la mesure du promoteur qui va en assurer le développement. Située le long du boulevard Léopold III, cette tour érigée en 1976 (et rénovée en 2003) compte actuellement une surface brute de bureaux de 19.000 m² et 377 places de parking en sous-sol. «Nous allons tout transformer. Seuls les éléments de la structure portante seront conservés.

'Notre objectif n'est pas d'être un bétonneur, mais de nous inscrire dans la vie locale à travers des habitations durables à un prix abordable.'

Nous souhaitons également insérer dans le projet des espaces collectifs pour enfants et parents et recréer un véritable quartier en plein milieu de la ville», expliquait Béatrice Baugniet, cheffe de projet chez Matexi Bruxelles, à l'occasion de la présentation du projet. La Tour Léopold sera ainsi rebaptisée Leopod Views (parce que du douzième et dernière étage actuel, on peut embrasser toute la capitale d'un regard) et abritera 201 appartements, de 35 à 130 m2, dont la moitié sera basse énergie et l'autre passive. Au menu aussi, des panneaux solaires pour assurer l'alimentation des communs ou encore une terrasse en toiture et une buanderie communes. L'actuelle façade sera démontée et remplacée par une peau de bois recouverte de métal.

Le projet devrait aboutir dans le courant du premier semestre 2018.

«Nous avons démarré avec des lotissements pour devenir aujourd'hui des développeurs de quartiers», indique Guy Huyberechts, directeur des ventes chez Matexi. «Notre objectif n'est pas d'être un bétonneur, mais de nous inscrire dans la vie locale à travers des habitations durables à un prix abordable». Un propos qui résume parfaitement la manière dont l'entreprise a évolué depuis sa création après-guerre.

Les trois' frères

C'est donc en 1945 qu'Herman, Gérard et Robert Vande Vyvere, trois frères originaires d'une famille d'agriculteurs, unissent leurs forces et créent Matexi (pour Maatschappij tot Exploitatie van Immobiliën). Ils commencent par acheter des terrains à des propriétaires fonciers qu'ils revendent ensuite à des agriculteurs. Ils font également affaires avec des représentants de la noblesse française, lesquels possèdent encore de nombreuses terres en Flandre. Mais le fossé entre terres agricoles et terrains à bâtir est mince et la jeune entreprise se lance donc dans la promotion immobilière au sens strict. Ce n'est qu'un premier pas vers la diversification de ses activités. En marge de la demande de terrains à bâtir, la demande d'habitations finies ne cesse de croître dans les années 1960. Matexi saisit sa chance et s'engage ainsi dans la construction d'habitations et dans le développement de nouveaux quartiers, articulés autour de maisons abordables. Dans le même temps, l'entreprise familiale continue à lotir et à vendre des terrains à bâtir. Le succès est au rendez-vous et Matexi, dont le siège est alors basé à Meulebeke, en Flandre occidentale, se développe en ouvrant des bureaux régionaux dans d'autres villes flamandes (Courtrai, Gand, Anvers) ainsi qu'à Bruxelles.

Après s'être forgé une précieuse expérience dans la construction d'habitations traditionnelles, Matexi se spécialise dans les maisons efficaces en termes de coûts et d'économies d'énergie.

Première étape en 1979 quand l'entreprise crée Sibomat, une filiale spécialisée dans la construction à ossature bois, un système constructif qui offre le double avantage de la préfabrication en atelier et d'un coefficient d'isolation thermique intéressant à une époque où l'isolation thermique des bâtiments devient une obsession.

Si, au début, le promoteur construit principalement des maisons clés sur porte sous son nom propre ' hormis celles réalisées par Sibomat ' à partir de la fin des années 1990, plusieurs filiales axées sur des groupes cibles spécifiques voient le jour, parmi lesquelles Entro, Tradiplan et Renoplan. En 2010, toutes ces entreprises seront intégrées au sein de Matexi. Seule Sibomat subsiste aujourd'hui en tant qu'entité distincte, en raison de la spécificité de la construction à ossature bois.

Lotir: un travail de spécialistes

Mais les temps changent. Les exigences en matière d'habitation aussi. Au XXIe siècle, lotir devient un travail de spécialistes. Le cadre légal de la réalisation d'un lotissement gagne en complexité et les terrains à bâtir se font rares. Des matières comme l'assainissement du sol, la démolition, l'économie hydraulique et la mobilité font de plus en plus partie intégrante des projets de développement. Matexi investit alors dans des collaborateurs qualifiés qui imaginent des solutions complètes, capables de répondre aux objectifs repris dans le plan d'aménagement du territoire.

Parallèlement, les villes sont confrontées au délabrement et à l'inoccupation. Une réorientation et une réaffectation des sites urbains s'imposent. A cet égard, Matexi peut s'appuyer sur une grande expertise. Wilma Project Development, une entreprise reprise partiellement en 2000 et entièrement en 2004, réalise de grands projets immobiliers dans les centres villes, en collaboration ou pas avec les pouvoirs publics, comme l'ancienne brasserie Lamot à Malines, la réhabilitation de la poste à Hasselt, celle de la Keizer Karelstraat à Gand, etc.

Dans les années 2000, l'entreprise a continué à peaufiner son réseau de bureaux régionaux en Flandre (Limbourg et Brabant flamand), mais a également veillé à renforcer son ancrage local en Wallonie. Car si Matexi a construit ses premiers lotissements en Wallonie dans le courant des années 1970, la société ne disposait toutefois pas de bureaux régionaux. C'est désormais chose faite avec des représentations à Liège, Wavre et Fleurus.

Matexi, qui emploie 300 collaborateurs et donne du travail à plus de 2.000 sous-traitants locaux, a réalisé un chiffre d'affaires de 255 millions d'euros l'an passé.

Adie Frydman

www.matexi.be

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