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Phénomène d'espaces professionnels inoccupés en Flandre

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Phénomène d'espaces professionnels inoccupés en Flandre

© animaflora2016

Les villes et communes flamandes sont tenues d'actualiser chaque année leur registre d'inoccupation des maisons et immeubles dans le RWO Data Manager, une application web gérée par l'Agentschap Wonen-Vlaanderen. Dans la même veine, une taxe sur l'inoccupation et/ou l'abandon des espaces professionnels s'applique à toutes les communes en vertu du Code flamand de la fiscalité.

En 2014 (chiffres les plus récents), 5.266 biens (maisons et immeubles confondus) étaient inoccupés en Flandre occidentale, soit 44 biens pour 10.000 habitants. A Anvers et dans le Brabant flamand, ce phénomène ne concerne que 22 biens pour 10.000 habitants. Par pôles urbains, Roulers trône largement en tête avec 96 biens vides pour 10.000 habitants. Sint-Niklaas (72) et Alost (61) affichent également des taux très élevés. A Bruges, le taux d'inoccupation est en revanche extrêmement bas (6,4).

Le classement pour les immeubles professionnels vides est dominé par Turnhout et Sint-Niklaas (respectivement 8,8 et 7,3 immeubles professionnels inoccupés pour 10.000 habitants). Bruges (2,8) et Ostende (11,2) ferment la marche.

Incitant «négatif»

Les causes sont variables: la prospérité économique, le degré d'urbanisation, la politique spécifique menée par une ville ou commune et le niveau d'inventarisation sont des facteurs qui peuvent jouer un rôle. Quoi qu’il en soit, la gestion de l'inoccupation ne peut être dissociée de la réalité économique.

Il apparaît également que l'arsenal utilisé pour lutter contre l’inoccupation accélère la rénovation et la réactivation des espaces professionnels enregistrés. La taxe agit ici comme un incitant «négatif» en poussant les propriétaires d'espaces inoccupés ou à l'abandon à prendre des mesures.

Par contre et sans surprise, l'état (avancé) d'abandon d’un espace professionnel en freine la réaffectation. Les investissements seront en effet plus élevés.

On constate aussi que les espaces professionnels appartenant à des particuliers disparaissent plus vite de l'inventaire que ceux détenus par des entreprises. Ce phénomène pourrait s'expliquer par les réserves financières plus limitées des propriétaires particuliers, qui les rendent plus sensibles aux taxes, mais aussi par le fait que ce sont avant tout des entreprises qui achètent de tels espaces et se lancent dans leur rénovation.

 

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