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Promotion de la lumière naturelle: peut mieux faire

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Promotion de la lumière naturelle: peut mieux faire

Les nouvelles habitations ne disposent en moyenne que de 9 à 14% de surfaces vitrées par rapport au sol quand il faudrait idéalement atteindre 20 à 30% de vitrages pour profiter d’un éclairage et d’une ventilation naturelle de qualité. (© Meero)

Le «Guide communal d’urbanisme» stipule que: "Les pièces destinées à être habitées doivent recevoir directement l’air et le jour de l’extérieur par des fenêtres ouvrantes. Toutes les autres pièces doivent être suffisamment ventilées".

Les fenêtres doivent avoir une surface totale au moins égale au sixième de la surface du plancher. [...] Par dérogation à ce qui précède, la création de trois pièces en enfilade pourra être admise dans les rez-de-chaussée seulement aux conditions ci-après:

1° la pièce centrale sera réunie à la pièce arrière par une baie libre possédant une largeur au moins égale aux neuf dixièmes de la largeur du local;

2° la pièce arrière devra posséder des fenêtres ouvrantes d’une superficie au moins équivalente au sixième de celle des planchers des deuxième et troisième pièces réunies;

3° le plafond de la troisième pièce devra en outre contenir une surface éclairante de complément d’au moins quatre mètres carrés.»

Les régions respectent-elle ces prescriptions ?

Des logements belges beaucoup trop sombres

Eh bien ce n’est pas la gloire, à en croire la Fédération de l’Industrie du Verre (FIV).

Si l’urbanisme bruxellois impose 20% de fenêtres murales dans les pièces habitables, l’urbanisme wallon et flamand, en revanche, se contente de seulement 8%, voire 7% de vitrages dans les logements! C’est notoirement beaucoup trop peu…

Rien d’étonnant donc si 7,4% de la population, soit près de 840.000 Belges quand même, trouvent leur logement trop sombre contre 5,5% des Européens qui vivent dans la pénombre (chiffres Eurostat 2015).

Et ce n’est pas dû qu’à un parc immobilier belge particulièrement vieillissant; la situation n’est guère plus reluisante en ce qui concerne les nouveaux logements. «Ces dernières années, les nouvelles habitations ne disposent en moyenne que de 9 à 14% de surfaces vitrées par rapport au sol (PEB Flandre, 2006-2013) alors qu’il faudrait idéalement atteindre 20 à 30% de vitrages pour profiter d’un éclairage et d’une ventilation naturelle de qualité.»

Des chiffres et un constat qui peuvent paraître étonnants, sachant que l’architecture contemporaine privilégie les grandes baies vitrées, mais il semblerait que cela ne concerne qu’une petite proportion de nouvelles constructions.

 

C’est pourquoi la Fédération de l’Industrie du Verre/inDUfed demande aux gouvernements régionaux d’adapter leurs réglementations urbanistiques respectives en tenant compte de la santé et du confort de la population. En l’occurrence, les pièces d’habitation des logements doivent bénéficier par rapport à leur superficie d’au moins 1/6e de surface nette de vitrages muraux (1/8e pour les vitrages de toiture). Soit, à peu de choses près, ce que stipulait l’article 104 du «Règlement sur les bâtisses et les logements» adopté par les autorités liégeoise en 1948…

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