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Quand Google Maps doit beaucoup à un géographe belge… du XIXe siècle

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Quand Google Maps doit beaucoup à un géographe belge… du XIXe siècle

Très vite, Google, dans son ambition d’organiser l’information à l’échelle mondiale et de la rendre universellement accessible et utile, s’est attaqué à l’information géographique, lançant son service Google Maps dès 2004. Mais un précurseur bruxellois, largement oublié depuis, avait ouvert la voie près d’un siècle auparavant.

C’est en effet à Bruxelles que Philippe Vandermaelen (1795-1869) publia, dès 1825, son Atlas universel, le premier à représenter la Terre à une échelle uniforme et exceptionnellement grande. Et, dès la naissance de la Belgique, il procura au pays une cartographie complète, précise et fiable, en phase avec les besoins d’une économie en plein décollage industriel et ce, sans réels appuis officiels. Il réalisa tout cela depuis Molenbeek et son Etablissement Géographique de Bruxelles; une réalisation tout à fait inédite en Europe et totalement invraisemblable de la part d’un particulier.

Philippe Vandermaelen: un Wikipedia à lui tout seul

Vandermaelen y réalisait non seulement ses cartes et atlas mais aussi, avant même la fondation de l’Université de Bruxelles, de la Bibliothèque royale et des grands musées, y mettait à disposition un enseignement, des collections scientifiques, une bibliothèque exceptionnelle et plusieurs laboratoires.

Un homme universel

Lorsqu’il a fondé son Etablissement Géographique, Philippe Vandermaelen était un homme universel. C’était une époque, héritière des encyclopédistes, où l’ensemble des connaissances humaines semblait encore maîtrisable par un seul cercle de savants, une institution unique, voire un seul homme. Mais bientôt la mutation de la société, les progrès scientifiques et technologiques, le développement exponentiel des connaissances firent éclater la science universelle, provoquant la diversification et la spécialisation des savoirs. Vandermaelen a vécu cette mutation.

Rendre à César…

Près d’un siècle plus tard, avec l’avènement des grands moteurs de recherche mais aussi de Wikipedia, l’encyclopédie libre collaborative, ou encore d’OpenStreetMap, qui, depuis 2004, vise à produire une cartographie libre de droit, l’ambition de Philippe Vandermaelen est en passe de se concrétiser.

Marguerite Silvestre, historienne et conservateur de la section des Cartes & Plans de la Bibliothèque royale de Belgique, vient de consacrer tout un dossier à Philippe Vandermaelen dans le dernier numéro de Brussels Studies. Une manière de rendre à César ce qui lui appartient.

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