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Quand l’architecture et la science connectent deux universités

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Quand l’architecture et la science connectent deux universités

Tout y est fonction et tout y est circulation», résume Grégoire Houyet, un des architectes du Lic

© EVR Architecten – A229 – Ney + Partners – Arcadis

L’ULB et la VUB ont une histoire conjointe et font quasiment campus commun à Ixelles. Une bonne raison pour contextualiser cette collaboration au travers d’un projet emblématique. Le Learning and Innovation Center (Lic), c’est son nom, est également porté par Beliris qui injectera 17,64 millions d’euros (Htva) dans la réalisation de ce nouveau pôle de savoir, d’apprentissage et d’innovation technologique qui préfigure l’université de demain.

En schématisant, le Lic regroupera, au cœur du campus universitaire de la Plaine, les bibliothèques des sciences et techniques de l’ULB et de la VUB, mais ira aussi bien au-delà. Les étudiants, chercheurs, professeurs et autres personnes issues du monde profane pourront y assouvir leur passion pour les sciences au gré d’espaces d’études communs, individuels ou d’expérimentation, d’auditoriums, de bureaux, d’ateliers, de living labs, voire d’espaces d’exposition faisant le lien avec des partenaires du monde de l’entreprise.

Compact mais spacieux

Vu qu’il vient se nicher sur une parcelle plutôt petite au sein d’un campus existant, la compacité (emprise de 2.000 m2) est un des traits marquants du futur bâtiment du Lic. Mais ici, compacité rime avec spatialité grâce à un empilage ouvert des différents espaces d’apprentissage et lieux de rencontre formelle et informelle.

Compte tenu de ces éléments, les architectes des bureaux EVR Architecten et Atelier 229 ont non seulement veillé à donner une visibilité internationale au Lic, mais aussi à l’intégrer dans son environnement et à sa durabilité.

Zéro énergie

L’immeuble sera zéro énergie, aura recours au béton, au verre et au métal pour les châssis tandis que l’infrastructure sera assortie d’outils numériques performants facilitant la connexion virtuelle aux sources de connaissances mondiales. Le Lic comptera 7 étages,  pourra accueillir un millier de personnes, aura une superficie totale de 9.910 m2 et sera utilisé 24h/24 et 7 jours/7. Le projet vise la certification Breeam «Excellent». Toutes les eaux seront récupérées, traitées et réutilisées et les toitures verdurisées.

«Shearing layers»

Le Lic offrira diverses perspectives intérieures et permettant de nombreuses appropriations de l’espace. Une conception judicieuse tant il est difficile aujourd’hui de prévoir comment va évoluer un tel bâtiment au fil des ans. D’où aussi le recours au principe des «shearing layers». Ce concept de «couches de cisaillement» imaginé par l’architecte Frank Duffy considère les bâtiments comme un ensemble de composants qui évoluent dans des délais différents. Une certitude cependant, «tout y est fonction et tout y est circulation», résume Grégoire Houyet, un des architectes du projet.

Façades adaptatives

Dans la même optique, les architectes ont également opté pour des façades adaptatives et remplaçables. Autrement dit, non liées à la structure porteuse. Un rond-point devant le bâtiment connecte tous les flux de circulation piétonne et cycliste et crée des relations entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment. Il est inclus dans un plan d’aménagement paysager. La place formée en contrebas sera comparable à une sorte de rotonde fonctionnant comme un amphithéâtre en plein air.

Opérationnel en 2022

Beliris a attribué le contrat de conception à 2 bureaux d’architectes, à savoir EVR Architecten et Atelier 229, à Ney + Partners (stabilité) et Arcadis (techniques spéciales). Les études sont actuellement en cours. La demande de permis devrait être introduite fin 2018 de sorte que les travaux débuteraient en 2020 pour s’achever environ 2 ans plus tard.

 

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