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Quand les Belges parlent de leur logement

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Quand les Belges parlent de leur logement

Plus d'un tiers des personnes interrogées pour le compte de Reynaers Aluminium considère que le «Stop au béton» va avoir une influence négative sur la qualité de leur logement et de leur cadre de vie. (© Matexi)

A l'occasion du salon Batibouw, les entreprises Reynaers Aluminium, Maisons Blavier et Stûv ont chargé le bureau d'études indépendant iVox de mener une enquête auprès d'un échantillon représentatif de consommateurs belges sur l'habitat, la construction et le chauffage.

Etude Reynaers Aluminium:  le «Stop au béton» passe mal

 L'étude menée pour le compte de Reynaers Aluminium évalue la qualité de vie et d'habitat des quartiers et les facteurs qui l'influencent positivement ou négativement. Il apparaît clairement que le Betonstop (mesure flamande destinée à empêcher à moyen terme toute construction nouvelle), la densification des noyaux d'habitat et la diminution des surfaces habitables suscitent chez beaucoup de Belges un réel pessimisme quant à l'évolution de la qualité de leur logement et de leur quartier.

Plus d'un tiers des personnes interrogées et 41% des moins de 34 ans considèrent que le «Stop au béton» est l'une des principales raisons justifiant leur pessimisme quant à l'avenir de leur cadre de vie.

Pour les jeunes qui ne sont généralement pas encore propriétaires, l'idée que les logements soient demain plus petits et plus proches les uns des autres, avec des noyaux d'habitat plus denses, est une perspective peu réjouissante. Alors que l'objectif premier de la mesure consiste justement à améliorer la viabilité des quartiers, le «Stop au béton», déjà d’actualité en Flandre et annoncé par les autorités wallonnes à l’horizon 2050, accentue ce pessimisme. 1 Belge sur 5 n'en comprend pas bien le sens, la portée ni les opportunités pour la qualité de vie dans les prochaines années. A noter que ce pessimisme ambiant est 2 fois plus important au nord du pays (46%) qu'au sud (23%)!

Etude Blavier: un système de financement qui manque de souplesse

L'enquête menée pour le compte de Blavier s'inscrit dans le cadre du Rapport annuel des Tendances du Marché immobilier. Elle se concentre sur le financement d'un logement.

Tout récemment, la Confédération Construction a annoncé que la croissance du secteur était plus rapide et plus soutenue que celle de l'économie en général, entraînant un gain de confiance des consommateurs qui sont de nouveau disposés à investir davantage dans leur habitation. Mais à quel prix?

Près de 1 répondant sur 4 estime qu'un remboursement hypothécaire mensuel de 600 à 800 euros demeure acceptable. Mais en réalité, 15% des propriétaires remboursent plus de 1.100 euros par mois, surtout les jeunes (22%). Après déduction de l'emprunt, 1 répondant sur 10 conserve moins de 700 euros par mois pour vivre, 41% reconnaissent qu'ils ne seraient pas capables de payer leur logement si une des deux personnes du couple perdait son emploi. Et 33% ont encore d'autres emprunts en cours…

D'après le Rapport des tendances du Marché immobilier, il semblerait que la volonté des institutions bancaires de limiter les crédits hypothécaires n'a nullement influencé l'ardeur de la moitié des répondants.

«Malgré l'évolution positive du capital du départ et du budget disponible moyen pour l'acquisition d'une habitation, il ne faudrait pas sous-estimer le nombre de jeunes acquéreurs pour qui l'opération va s'avérer financièrement délicate. Le système de financement actuel manque de souplesse. C'est pourquoi nous exhortons le secteur bancaire et les autorités à mettre en place des solutions inventives pour permettre au plus grand nombre d'acquérir leur propre habitation sans risque financier», souligne Stefan Hallez, Ceo de Blavier.

Etude Stûv: ce n’est pas le chauffage au bois qui est polluant mais les appareils obsolètes

La 3e étude de marché menée par iVox a été réalisée pour le compte de Stûv, le fabricant belge de poêles et foyers. Elle évalue la façon dont les consommateurs chauffent leur habitation, mais aussi leurs connaissances et perceptions des sources d'énergie propres et renouvelables. Conclusion: 1 Belge sur 3 pense que le chauffage au gaz et à l'électricité présente l'empreinte écologique la plus faible, à l’inverse du chauffage au bois considéré comme plus polluant…

Le rejet de particules fines est un facteur déterminant dans cette perception négative. Selon près d’1 personne sur 4, dont 33% de Néerlandophones et 9% de Francophones, le chauffage au bois est une cause importante de présence de particules fines dans l'air. «Mais la principale cause des rejets de particules fines par les poêles et foyers, c'est qu'ils sont trop vieux et ne respectent plus les normes écologiques. La solution consisterait à obliger les gens à remplacer leur appareil par un modèle plus écologique», commente Jean-François Sidler, Ceo de Stûv.

Une récente enquête menée pour le compte de Stûv a laissé apparaître que plus de la moitié des poêles et foyers avait plus de 10 ans, et à peine 28% des propriétaires sont disposés à faire remplacer leur ancien foyer.

Du travail d’information en perspective…

Les enquêtes complètes sont disponible dans la version papier de La Chronique n°10

 

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