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Rénovation immobilière, le bambou est dans le coup

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Rénovation immobilière, le bambou est dans le coup

Le nouveau bâtiment aux façades revêtues du Bamboo X-treme® de Moso. (© Moso®)

L’immobilière sociale courtraisienne Goedkope Woning a rénové les deux immeubles résidentiels du complexe «Drie Hofsteden» et a également construit un 3e bâtiment. Ce projet de rénovation est intégré dans les programmes ECO-Life, qui bénéficie de subventions européennes, et IWT (Instituut voor Innovatie door Wetenschap en Technologie, une institution flamande qui favorise l’innovation par la science et la technologie).

L’objectif est que l’ensemble atteigne un niveau presque neutre en énergie avec un niveau basse énergie pour la nouvelle construction. Pour apporter une touche naturelle au projet, les façades ont été revêtues du Bamboo X-treme® de Moso neutre en CO2, dont les avantages écologiques s'intègrent particulièrement bien à l’ensemble.

Sécurité incendie

«Les façades de deux bâtiments rénovés sont en crépi blanc avec des panneaux amovibles en lamelles de bois et métal déployé blanc. Pour le bâtiment intermédiaire, nous voulions que le bois constitue le matériau principal de la façade», explique l’architecte Nancy Latruwe du bureau B2Ai. «Toutefois, conformément à la législation belge en matière d'immeubles de moyenne et grande hauteur, les revêtements de façade doivent être conformes à la norme B-s3, D1 relative à la réaction au feu. Sans traitement ignifuge, aucune de nos essences de bois habituelles n’est conforme à cette classe, qui est légèrement plus stricte que la classe incendie A2 d’avant 2012.

Contrairement aux bois tendres tels que le pin, le bois dur tropical est difficile, voire impossible à traiter en autoclave. Un tel traitement avec retardateur de feu est, dans tous les cas, néfaste pour l'environnement et a besoin d’entretien. Nous avons donc été agréablement surpris lorsqu'un collègue a découvert que le Bamboo X-treme® n'avait pas besoin de retardateur de feu pour être conforme à la classe B-s3, d1. Le choix du bois pour ce projet s’est donc imposé rapidement.»

Du plus bel effet

Les appartements ont été achevés en juillet 2018 et sont tous occupés aujourd’hui. Comme il fallait tenir compte de la réaction au feu de l'isolant dans le cas d'une façade à joints ouverts, les architectes ont opté pour une façade fermée. Il s'agissait nécessairement d'une version avec finition huilée car c’est la seule version disponible en rainures et languettes. Il est également intéressant de constater que les conditions météo avec un été très chaud et un automne humide n’ont pas eu d’impacts négatifs sur la façade. La décoloration revêt différentes nuances de brun du plus bel effet et l’aspect bois est conservé.


Réduction des coûts

Un traitement résistant au feu coûte environ 17 euros/m2. De plus, un entretien impliquant l’utilisation d’une plateforme aérienne est nécessaire tous les deux ans. Les architectes souhaitaient se débarrasser de ce type de traitement non écologique. Ce qui explique le choix du bambou, les façades Bamboo X-treme® ne requérant en effet aucun entretien périodique. Grâce à leur grande stabilité, les lames restent droites, contrairement à d’autres matériaux naturels. L'économie réside donc non seulement dans le traitement, mais également dans l'entretien de la façade. Les coûts totaux sur sa durée de vie sont donc fortement inférieurs.

Plus concrètement, le bardage Moso Bamboo X-treme® est une lame extérieure de bambou massive de haute densité fabriquée à partir de fibres de bambou compressées et thermo-traitées. Grâce au procédé de production Thermo-Density®, le Bamboo X-treme® atteint la classe de durabilité la plus élevée, conformément aux normes européennes, tout en augmentant considérablement sa stabilité et sa dureté.

Une alternative durable au bois dur tropical

Enfin, l'exploitation de bois dur tropical est liée à la déforestation. Alors que la croissance de ce type de bois peut prendre jusqu'à 80 ans, les pousses de bambou Moso sont des plantes adultes après 4 à 5 ans. Après la récolte, le bambou ne meurt pas et son exploitation ne conduit à aucune déforestation. De nouvelles tiges plus nombreuses et à la croissance plus rapide pousseront sur la plante mère de sorte que le bambou peut être récolté chaque année et assure aux agriculteurs un commerce durable et équitable. Les produits en bambou constituent une alternative durable au bois dur tropical et à d'autres matériaux moins écologiques.
 

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