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Révision des normes pour la performance des protections solaires

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Révision des normes pour la performance des protections solaires

Les protections solaires luttent contre la surchauffe et favorisent le bon confort et le bien-être dans le bâtiment. Leurs performances attendues en termes de confort thermique et visuel sont déterminées par les normes NBN EN 14500 et NBN EN 14501, dont une nouvelle version vient d'être publiée. Le Centre Scientifique et Technique de la Construction (CSTC) analyse ici ces changements avec nous.

La norme EN 14500 donne la méthode pour tester les matériaux (toiles, lamelles, ...) pouvant servir d'écran pour les protections solaires extérieures et intérieures. La norme EN 14501 classifie les produits selon leurs propriétés lumineuses et énergétiques déterminées selon la norme EN 14500. Les performances réelles d'une protection solaire varient bien sûr en fonction de chaque contexte spécifique, mais les normes permettent de comparer objectivement les produits, indépendamment de ce contexte de placement.

Huit critères

Trois critères sont relatifs au confort thermique: transmission d'énergie solaire totale (gtot), transfert de chaleur secondaire (qi,tot) et transmission solaire normale (τe, n-n). Les cinq autres sont relatifs au confort visuel: assombrissement, éblouissement, intimité de nuit, contact visuel avec l'extérieur et utilisation de la lumière naturelle. Pour chaque critère, les performances peuvent être classées de 0 à 4: 0 pour les pires et 4 pour les meilleures.

Changements principaux

  • Définition de quatre nouveaux vitrages de référence plus représentatifs des conditions du marché actuel. Nommés E, F, G et H, ils incluent notamment les triples vitrages. Pour les types F, G et H, les valeurs spectrales des verres constituant l'assemblage sont données. Pour le marquage CE des produits, le vitrage de référence reste le vitrage C.
  • Méthodes de mesures clarifiées: La modification majeure concerne la prise en compte d'échantillons avec des propriétés de diffusion particulières (échantillons critiques). Des exigences relatives à la géométrie de l'équipement d'essai et une méthode pour savoir si un échantillon est critique ou non ont été ajoutées. On déterminera désormais mieux les transmissions - directe et diffuse - pour toiles à faible coefficient d'ouverture ou avec des propriétés diffusantes.
  • Nouvelle notion d'angle de coupure: Celui-ci est défini comme le premier angle d'incidence auquel le facteur de transmission directe n'est plus perceptible à travers le produit: c'est l'aptitude d'une protection solaire à bloquer la transmission de lumière directe. Une méthode de détermination est donnée; elle se base sur la mesure du facteur de transmission directe à différents angles d'incidence. L'angle de coupure dépend en général de la direction du plan normal dans lequel l'angle d'incidence varie.
  • Classification revue pour le contrôle de l'éblouissement: Les valeurs de seuil entre les classes de performance des produits ont été affinées; ce qui peut faire passer certains produits d'une classe à l'autre par rapport à l'ancienne classification, notamment les protections solaires qui peuvent justifier un angle de coupure inférieur ou égal à 65°.
  • Nouvelle annexe sur la probabilité d'éblouissement par la lumière du jour: Quelques précisions y sont données sur la présence de zones trop lumineuses à l'intérieur du champ visuel ou sur un contraste trop marqué. Une méthode simple est donnée pour évaluer les risques d'éblouissement: un tableau reprenant une série de positions d'observation typiques. Il ne reste plus alors qu'à choisir sa classe de performance dans ce tableau.
  • Méthodes revues pour évaluer et classer les performances d'assombrissement: Une protection solaire est-elle à même, en position totalement déployée et fermée, de réduire ou d'empêcher la lumière de pénétrer? Cette faculté se traduit par une lettre (le niveau d'exclusion de lumière de l'encadrement) et un chiffre (le niveau d'opacité du matériau de remplissage). Par exemple, le système classé B.4 a le tablier le plus étanche à la lumière et son encadrement ne laisse lui non plus filtrer aucune lumière sous un éclairement intense de 30 000 lx.
  • Précisions sur la détermination du facteur d'ouverture pour les toiles: Le coefficient Co est le rapport entre la surface des vides et la surface totale d'une toile. La nouvelle norme précise que, pour une toile courante, ce coefficient d'ouverture peut être supposé égal au facteur de transmission lumineuse mesuré à incidence normale pour la couleur la plus sombre d'une gamme. Les toiles translucides, mais imperméables à l'air, ont un facteur d'ouverture Co nul.

L'outil de calcul PROSOLIS du CSTC

Prosolis permet de comparer les prestations énergétiques et visuelles de différents complexes vitrage-protection solaire. L'outil propose un choix de dix produits de protection solaire typiques: six stores en toile et quatre stores vénitiens (cliquez ici pour y accéder).
 

Référence:

Article publié sur le site du CSTC et consultable via ce lien. Seul ce texte original peut être cité en référence.
 
Victor Vicour
 

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