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Un bilan 2019 mitigé pour la construction résidentielle et non résidentielle

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Un bilan 2019 mitigé pour la construction résidentielle et non résidentielle

Bien que les chiffres ne soient pas encourageants, la Confédération Construction reste optimiste. Un optimisme prudent, les conséquences de la suppression du woonbonus n'étant pas encore connues.

Robert de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération Construction, a fait le bilan de la construction résidentielle et non résidentielle à l’occasion de la présentation du nouveau salon Batibouw.

«Le Belge a une brique dans le ventre»: voilà un adage qui, pour une fois, va être démenti. Les chiffres présentés par l’administrateur délégué de la Confédération ne sont pas très réjouissants pour le secteur. Mais l’optimisme reste néanmoins de mise pour 2020. Un optimisme qui pourrait être douché par les conséquences de la suppression du woonbonus dans le nord du pays.

Le résidentiel s’effondre

Au vu des chiffres, le premier constat se dresse aisément: la construction résidentielle n’est pas au mieux. En effet, elle a connu une baisse de 14% entre août 2018 et juillet 2019 par rapport à la même période l’année précédente. Et la Flandre est l’épicentre de ce coup de mou: 40.957 biens résidentiels y ont été construits entre août 2018 et juillet 2019 contre 49.308 pour la même période entre 2017 et 2018, ce qui correspond à un recul de 17%. «Cela s’explique par la modification de la réglementation énergétique des bâtiments (PEB) dans le nord du pays intervenue il y a deux ans», justifie Robert de Mûelenaere. En Wallonie, les choses ne changent pas, ou très peu. Les chiffres sont très sensiblement les mêmes d’une année à l’autre: 11.381 biens construits d’août 2017 à juillet 2018 et 11.305 d’août 2018 à juillet 2019. Enfin, la capitale connaît le plus grand recul parmi les 3 Régions avec une baisse de 44%. De 1.687 entre août 2017 et juillet 2018, elle est passée à 930 biens résidentiels construits entre août 2018 et juillet 2019. Les coûts et les difficultés dans l’obtention d’un permis sont les 2 principales raisons qui expliquent pareil recul, selon la Confédération.

Une évolution contrastée pour le non-résidentiel

Le non-résidentiel connaît pour sa part une évolution contrastée. Le nombre de permis de bâtir est en forte augmentation (+24%) mais, paradoxalement, le volume est en baisse passant ainsi de 39,5 millions de m³ entre août 2017 et juillet 2018 à 35,9 millions de m³ durant la période suivante. «L’octroi de permis de bâtir pour le non résidentiel a certes augmenté, mais les espaces sont plus petits par rapport à l’année qui précède», explique M. de Mûelenaere.

Un optimisme prudent

Dans ce contexte, la Confédération Construction reste prudemment optimiste quant à l’évolution du secteur. Pour le résidentiel, elle prévoit une hausse de 10 à 15% des permis de bâtir. Mais ce chiffre est à relativiser, car les conséquences de la suppression du woonbonus ne sont pas encore connues. Pour le non-résidentiel, une croissance de 2 à 3% est envisagée.
Au niveau des tendances à venir, la Confédération croit que l’on va évoluer vers un habitat adapté et adaptable aux différentes phases de la vie, digital et respectueux de l’environnement.
 

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