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Un pont hors du commun au Vietnam

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Un pont hors du commun au Vietnam

Le «Pont doré» se fond dans son écrin naturel.

Ba Na Hills près de la ville de Da Nang dans le centre du Vietnam est une station touristique fondée par les Français en 1919. Elle bénéficie d’un site exceptionnel et est à ce titre, une attraction touristique majeure du pays.

Fin juin, un ouvrage hors du commun, le «Pont doré» ou Cau Vang en vietnamien, y a été inauguré. Long de 150 m et large de 5 m, il est perché à 1.400 m d’altitude et offre une vue panoramique sur des collines à la végétation luxuriante. Mais sa particularité essentielle réside dans les deux mains géantes en béton qui le soutiennent. Plus symboliquement, les architectes du bureau vietnamien TA Landscape Architecture ont voulu «créer l'image des mains des dieux tirant un fil d'or de la terre».

Comme une offrande de la nature.

Le concept du Pont doré repose en fait sur un programme global d’aménagement centré sur le mythe des dieux, de l’homme et de la nature. Les deux mains «divines» reflètent notamment la supériorité des dieux, mais donnent aussi l’impression d’extraire le pont du sol comme une offrande de la nature. Au-delà de cette symbolique, les architectes ont veillé à intégrer harmonieusement la silhouette du pont dans le paysage naturel environnant. Il en résulte donc une passerelle piétonne aérienne qui s’étire et serpente sur 150 m de long et portée par deux mains colossales.

Inox doré, tablier en bois, colonnes vertes, une palette de couleurs pour établir un lien avec l’environnement.

Se fondre dans le décor

Le principal défi a été d’ancrer la structure complexe de l’ouvrage sans dommage dans un paysage fragile et à préserver. Le recours intensif à des logiciels paramétriques et les compétences en techniques constructives des équipes les ont conduites à utiliser des colonnes arborescentes (comme dans la Sagrada Familia de Gaudi à Barcelone) afin de réduire le nombre de colonnes et d’embellir l’aspect de l’ouvrage. Ces mêmes colonnes sont peintes dans des tons rappelant ceux de la forêt, ce qui donne l’impression d’une passerelle planante. Quant aux deux mains, elles consistent en un «squelette» reproduisant l’anatomie des mains, revêtu d’un grillage et de fibres de verre, le tout recouvert et décoré selon le paysage ambiant. A noter que la position de chaque doigt a été remodelée à plusieurs reprises afin de donner l’impression la plus réaliste possible.

Une minéralité renforcée, sur les deux mains, par des crevasses et des taches de mousse.

En s’appropriant la palette des couleurs de son environnement naturel, le pont crée un lien avec ce dernier. La rampe en inox doré, le tablier en bois et les colonnes arborescentes vertes de la passerelle génèrent à la fois un contraste de couleurs et une minéralité venue du fond des âges.

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