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Une couverture «aidant proche» adéquate

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Une couverture «aidant proche» adéquate

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Depuis ce 1er octobre, les indépendants qui doivent mettre leur activité entre parenthèses pour s'occuper d'un parent hospitalisé, d'un conjoint atteint d'une maladie incurable ou d'un enfant handicapé peuvent recevoir une aide financière. L'Ucm (Union des Classes moyennes) salue cette avancée vers une société plus humaine. Avant 2010, l'indépendant confronté à une situation pénible ne disposait d'aucun soutien. Au contraire, même si ses revenus diminuaient fortement, ses cotisations sociales étaient maintenues à 100%. Cette situation était profondément injuste, considérant les possibilités offertes aux salariés.

En janvier 2010 pourtant, dans le cadre du Plan Famille de Sabine Laruelle, un embryon de système d'allocations pour les aidants proches indépendants avait déjà vu le jour. Néanmoins, depuis ce 1er octobre, l'entrée en vigueur du dispositif de Willy Borsus change la donne pour les indépendants confrontés à une situation familiale difficile.

L'intervention est possible dans trois situations d'interruption temporaire de l'activité indépendante: pour maladie grave d'un proche (parents et alliés jusqu'au 2e degré), pour soins palliatifs à apporter à un proche (parents et alliés jusqu'au 2e degré) ou pour soins à un enfant handicapé jusqu'à 25 ans. L'aide financière est octroyée pendant 6 mois maximum par demande et avec un plafond de 12 mois sur l'ensemble de la carrière. Elle comprend une indemnité mensuelle de 1.092,36 euros ainsi qu'une dispense de paiement des cotisations sociales. Tous les droits sociaux sont maintenus, y compris pour la constitution de la pension, pendant les trimestres sans versements.

Les indépendants peuvent également faire appel à ce système lors d'une interruption partielle de leur activité. En cas de réduction de 50%, une indemnité mensuelle de 546,18 euros est possible (sans dispense de cotisations). Pour l'Ucm, ce dernier point est d'importance car, même dans des situations très difficiles, un indépendant peut poursuivre partiellement ses activités vu l'impérieuse nécessité de conserver ses clients.

A l'avenir, il serait normal que ' comme c'est le cas pour les salariés ' la durée du bénéfice à mi-temps du dispositif soit doublée et donc, portée à 24 mois. C'est la seule correction à apporter rapidement à un système qui humanise les conditions de travail des indépendants en leur garantissant un soutien dans les moments les plus éprouvants de leur vie familiale, se félicite l'Ucm.

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