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Union sacrée en faveur des ingénieurs

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Union sacrée en faveur des ingénieurs

L’ingénieur est présent dans tous les domaines et particulièrement dans la construction où la palette de ses activités est très large. (© Adeb)

Etant donné l’évolution de notre société, des technologies et du numérique, entre autres, le métier d’ingénieur ne cesse de prendre du galon. Et les candidats ne sont pas légion.

Deux fédérations d’ingénieurs (la Fabi et l’Ufib) ainsi que trois fédérations sectorielles (Agoria Wallonie, la Confédération Construction Wallonne et essenscia Wallonie) se sont associées pour motiver leurs futures troupes. Elles estiment actuellement à 500 le nombre de diplômés ingénieurs supplémentaires qu’il faudrait chaque année pour répondre à la demande des entreprises. Il importe donc de continuer à sensibiliser les jeunes à ces études afin que les entreprises ne soient pas confrontées, dans les années à venir, à une pénurie plus aiguë encore.

Ce travail de sensibilisation réalisé jusqu’ici a néanmoins porté ses fruits. En effet, en Belgique francophone, depuis une dizaine d’années, le nombre d’ingénieurs diplômés chaque année des Universités et des Hautes Ecoles (ingénieurs civils, bioingénieurs et ingénieurs industriels) est en hausse.

Un métier à sa mesure

La situation est différente selon les filières. Les bioingénieurs ont plus de succès que les ingénieurs industriels. Ceci dit, «tous les profils d’ingénieurs trouvent des jobs à leur mesure et ce, tant dans la R&D», plaide Frédéric Druck, administrateur délégué d’essenscia wallonie et essenscia bruxelles. L’ingénieur est en effet présent dans tous les domaines de l’entreprise et de la société et particulièrement dans l’industrie et la construction où la palette est très large: énergie et environnement, lutte contre le réchauffement climatique, mobilité, sécurité, économie circulaire,…

Plus de promo

Pour Thierry Castagne, directeur général d’Agoria Wallonie, les efforts de promotion de ces études auprès des jeunes ne sont pas suffisants. Dès lors, il suggère qu’«à l’instar de ce que le Gouvernement wallon envisage en matière d’orientation plus incitative vers les formations et emplois en pénurie, pourquoi ne pas réfléchir à un financement différencié, via un bonus, encourageant l’orientation des jeunes vers les filières d’études supérieures structurellement en pénurie, dont celles formant les ingénieurs».

Construction: un constat sans appel

Pour Francis Carnoy, directeur général de la Confédération Construction Wallonne, le constat est sans appel: «nous avons besoin d’ingénieurs tant civils qu’industriels dans nos entreprises. Il est donc primordial que les secteurs professionnels et le monde de l’enseignement et de la formation poursuivent leurs efforts en travaillant ensemble sur la promotion des compétences et des métiers liés aux sciences, mathématiques, technologies et ingénierie».

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