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Vendre son habitation' Contraint et forcé

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Vendre son habitation' Contraint et forcé

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On le sait, le Belge a une brique dans le ventre. Ce qui explique qu'il n'est pas un acharné du déménagement. Pour le confirmer, une étude de Century 21 indique que le nombre de Belges qui déménagent effectivement pour se rapprocher de leur travail ou 'pour avoir une habitation plus petite est assez insignifiant. En fait, nos compatriotes déménagent essentiellement si leur situation familiale les y oblige.

Century 21 Benelux a donc interrogé 1.400 propriétaires sur la vente de leur habitation. Premier constat: nous ne vendons notre bien que si nous ne pouvons pas faire autrement. Ainsi, près de 6 habitations sur 10 dans notre pays sont à vendre après un décès, un divorce ou une installation dans une maison de retraite. Du coup, le Belge occupe la même maison pendant près de 30 ans en moyenne. Cette sédentarité transparaît aussi dans 2e cause principale de la vente d'une maison en Belgique, à savoir des raisons purement financières. Ce qui concerne 14,6% des propriétaires. Dans ce cas également, le choix de vendre est contraint et forcé.

Dès lors, se rapprocher de son lieu de travail ou opter pour un logement plus petit sont souvent des v'ux pieux. Pour avoir la maison de ses rêves et nonobstant les files cauchemardesques, le Belge est prêt à faire des kilomètres en plus pour se rendre à son travail.

Enfin, il reste une catégorie (7,5%) de propriétaires qui déménagent pour des motifs environnementaux comme se rapprocher de leur lieu de travail et une autre (6,1%) qui vend pour acheter plus petit ou, au contraire, plus grand. Enfin, 4,6% concernent la vente d'un bien reçu en héritage.

Individualisme

Contrairement aux Néerlandais qui s'adressent immédiatement à un agent immobilier pour vendre leur bien, 6 propriétaires belges sur 10 essaient d'abord de se débrouiller seuls. Mais la tendance pourrait bien s'inverser car vendre un bien est devenu nettement plus complexe. Depuis le début de l'année, 4 Belges sur 10 ont ainsi recouru à un agent immobilier, contre 2 sur 10 il y a 15 ans.

Néanmoins, la patience a aussi ses limites. Si le bien est toujours à vendre après 3 mois, 31% se tournent alors vers un agent immobilier après avoir essayé eux-mêmes. Après 6 mois, ils sont 34%. Enfin, en moyenne, une habitation reste à vendre pendant 14 semaines dans notre pays et il faut compter 7 à 8 visites avant de conclure une vente.

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