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Vieillissement et maisons de repos inquiètent les Cpas

Depuis 1999, l'ouverture de lits en maisons de repos en Wallonie est légalement partagée de manière équilibrée entre trois acteurs: le secteur public pour minimum 29 % des lits; le secteur associatif pour minimum 21% des lits et le secteur commercial pour un maximum de 50% des lits. Ce savant équilibre porte le nom technique de «régulation sectorielle». Or, depuis l'entame de cette législature, la volonté de remettre cette régulation en question a été maintes fois publiquement annoncée.

Dès lors, fin novembre, la Fédération des Cpas de l'Union des Villes et Communes de Wallonie a communiqué sa position sur cet enjeu.

Elle peut se résumer en une phrase: cette régulation doit être maintenue et le secteur ne doit pas être davantage «marchandisé».

Le législateur a voulu ce dispositif pour favoriser la possibilité de choix des résidents. Cet argument reste valable, particulièrement avec la montée de grands groupes à offre standardisée. La régulation sectorielle a fonctionné. Environ 400 lits ont été créés chaque année depuis 1999. Toutes maisons de repos confondues, la hausse est de 15%, mais elle est de 11,6% si on ne considère que l'augmentation au niveau du secteur commercial dont la part a régressé.

Dans les 10 ans à venir, les besoins en nouveaux lits ne seront pas immenses. La prévision la plus récente est de 51.000 lits d'ici 2024. Elle correspond à un besoin de 256 lits par an. Il y a de bonnes maisons publiques, associatives et commerciales, note la Fédération des Cpas, mais le secteur commercial présente des prix plus élevés, en moyenne, que le secteur public. Cela se marque encore plus en cas d'ouverture de nouvelles maisons. Dès lors, s'il y a plus de structures commerciales, les prix vont augmenter, ce qui réduira l'accessibilité financière aux infrastructures et l'accroissement des demandes d'aide à la famille ou au Cpas.

De plus, le secteur commercial travaille avec relativement moins de personnel et fait l'objet de plus de plaintes. Il représente 48% des résidents mais 41% de l'emploi. Il compte pour 50% des lits et 70% des plaintes. Au niveau macro, cela implique que l'effet de retour en termes de créations d'emplois et de cotisations sociales est moindre.

Par ailleurs, longtemps perçus positivement, les PPP font maintenant l'objet de diverses critiques. Ils présentent notamment un surcoût important lorsque l'on considère le projet sur l'ensemble de sa durée de vie. Dès lors, s'interroge la Fédération des Cpas de Wallonie, au lieu de remettre en question la régulation sectorielle et partant, favoriser la marchandisation du secteur, la Wallonie ne devrait-elle pas privilégier des mesures contribuant à l'espérance de vie en bonne santé; contribuer à la révision des normes Sec 2010; soutenir davantage la création des offres alternatives et développer une assurance autonomie pour tous les aînés, quel que soit leur milieu de vie'

Autant de questions à débattre et qui ne sont en tout cas pas sans effet sur le secteur de la construction, concerné au premier chef par la création de nouvelles structures.  '

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